l Cible d’une attaque terroriste, un détachement de l’ANP a déploré deux blessés dans ses rangs, avant-hier vers 17h, dans la zone montagneuse de Sidi-Ali Bounab. Une section spéciale de l’armée ratissait à cet instant précis un maquis jouxtant le douar d’Ichakalem, non loin de Tadmaït, lorsqu’elle fut surprise, a-t-on indiqué, par des rafales meurtrières provenant d’un coin boisé. Nos sources précisent que deux militaires ont été gravement touchés aux membres inférieurs, suite à ce coup brutal… D’autres membres du contingent ont eu le réflexe de se jeter à terre et d’organiser la riposte. Des détonations se firent entendre durant plus d’un quart d’heure. Les deux victimes furent immédiatement évacuées vers un hôpital de Tizi Ouzou, pendant que d’autres renforts fouillaient minutieusement les maquis avoisinants. Le résultat de l’engagement des forces de sécurité n’est pas encore connu. Mais l’on rappelle que le redéploiement des force locales de sécurité a permis dans cette contrée, il y a moins d’un mois, l’élimination de deux terroristes, la capture d’un autre élément du GSPC, en plus de la démolition de cinq casemates. Soumise constamment à la pression de l’ANP, l’hydre locale s’appuie apparemment de plus en plus sur ses relais pour se ravitailler en denrées, se procurer des armes et munitions et renflouer son trésor de guerre par le biais du racket. Il y a trois jours, un commando du GSPC a été signalé à la sortie-est de Tadmaït où il s’en est pris encore une fois à la clientèle d’un débit de boissons alcoolisés. Rééditant l’incursion d’Afir, signalée, elle, en mi-juillet, les terroristes ont malmené les clients puis les ont racketés avant de les contraindre à écouter un prêche incendiaire. Déjà la semaine passée, deux vignerons ont été soumis au paiement de la djizia (dime) dans les villages voisins d’Ouled Aïssa et de Zemmouri. L’un d’eux a été sommé de s’acquitter d’une somme dépassant les 50 millions de centimes, en échange de sa survie, a-t-on rapporté. On est en face d’irréductibles du GSPC qui ne comprennent que le langage des armes, commente la vox-populi.
Salim Haddou
