«Défilés» traditionnels de l’UGTA et du PST

Les travailleurs de la wilaya de Béjaïa peinent toujours à unifier leurs rangs. Pour preuve, ils ont célébré hier, la journée du 1er  Mai en rangs dispersés, en organisant deux marches distinctes au chef-lieu de wilaya. Les premiers manifestants, syndiqués à  l’UGTA, se sont élancés aux environs de 10h30 de la maison de la culture jusqu’au siège de la wilaya où un meeting a été tenu. Au micro, les responsables locaux de l’Union de wilaya ont dénoncé « les affres d’une politique d’exploitation et de paupérisation (…) que subissent les travailleurs des corps communs, ouvriers professionnels, agents de sécurité et contractuels, les travailleurs de l’ETR, de SOCERCA d’Amizour, de GETIC d’El Kseur, les personnels de la fonction publique, les travailleurs du pré emploi. D’autres ont réclamé un salaire digne, des plans de charges conséquents et des mesures pour un emploi digne et stable ». La deuxième manifestation de rue a été conjointement organisée par le Parti socialiste de travailleurs (PST) et le Comité de solidarité des travailleurs de la wilaya de Béjaïa piloté par le bureau régional de la LADDH. La foule, composée de partisans du PST et de plusieurs centaines de travailleurs d’entreprises publiques menacées par des plans sociaux, s’est ébranlée à partir du théâtre régional de Béjaïa jusqu’à la maison de la culture Taos Amrouche. Tout au long de leur itinéraire, les manifestants ont scandé à gorge déployée des slogans hostiles à l’administration, tout en exhortant tous les travailleurs à se « constituer en un front uni » pour se faire entendre.

D. S.