L’APC de Lakhdaria a, semble-t-il, trouvé un « moyen de moyenner » pour combattre un tant soit peu, le fléau du chômage sévissant beaucoup plus dans les tranches d’âge comprises entre 18 à 35 ans. L’idée d’orienter cette population vers la filière la plus entreprenante actuellement à Lakhdaria, à savoir les travaux publics, lesquels sont à plein régime aux sorties est et ouest de la ville, pourrait absorber la forte demande d’emploi.
A ce propos, un avis à la population daté du 06/12/2009 émanant de l’APC de Lakhdaria a été affiché dans tous les coins et recoins de celle-ci, invitant les jeunes de 18 à 35 ans à se rapprocher du service social de l’ancienne mairie en précisant de la disponibilité de postes de travail dans les projets en cours de réalisation, notamment l’aménagement urbain et l’embellissement de la ville. Cependant, l’information est plus présente à Tizi Lvir, à l’est et à hauteur de Djeninat, où afflue au quotidien un grand nombre de sans revenus, à l’image de Farouk, qui trouve l’initiative « capable de ralentir pendant un bout de temps le mal social ».
Un recrutement qu’il sait donc limité dans le temps, puisqu’il prendra fin automatiquement lors de l’achèvement des opérations, et qui selon lui « est proposé pour donner suite aux programmes de l’insertion sociale : PAIS et CPE ».
Une lecture de la note provenant de l’APC que partage tous ses copains, présents avec lui, mais du fait de la décision, n’a été rendue publique qu’en décembre, estime Omar, un compagnon du premier intervenant : « cela fait une année que la ville est en travaux, et ce n’est que maintenant qu’on se décide enfin à embaucher ».
Voulant dire, que si son application était venue un peu plus tôt, elle aurait permis à bon nombre d’entre eux de se faire un peu d’argent de poche ; néanmoins, continue-t-il, « le fait qu’on ait ouvert de nouveau le dossier de ce dispositif, dénote à mon sens qu’il y aurait d’autres offres d’embauche dans les projets à venir ». Comme il existe au sein de ce groupe des âmes complètement désintéressées, et qui ne trouvent pas à leurs convenances ce qui est dégagé comme « jobs », ceci fait remarquer Salim, d’un air peu fier « est une question d’échelle des valeurs, je sors de l’université, donc la note ne concerne pas ».
A. Chérif
