Sans moyens de transport

Une évasion romantique, une route en bon état, très praticable, un regard qui se lance à la découverte d’un infini horizon bleu qui ne s’achève pas, c’est la grande bleue, la méditerranée avec toute sa fraîcheur en été et sa douceur en hiver, un paysage pittoresque mais reste jusque-là méconnue par de nombreux Algériens. Azeffoun des Ivahriyen est à 60 kilomètres de la capitale des Hammadites, Béjaïa, à une heure et demi de route un temps de découverte durant le voyage, une nature qui affiche tout son essence, ce que les habitués connaissent très bien, à l’entrée de Bgayet, c’est la protectrice « Yemma Gouraya » qui est à l’accueil. Malgré tout ce que la route nationale 24 qui relie la Kabylie maritime offre à ses usagers, mais elle reste et demeure toujours ignoré par la mise en service de moyens de transport puisque aucun bus n’assure la liaison. Le calvaire des voyageurs demeure toujours avec les surprises d’être pris en otage par un manque de moyens de transport. Le seul transport qui existe achemine vers la commune celle de Béni Ksila et l’escale est obligatoire pour changer de fourgon, qui sont rares.

M. Katia est étudiante à l’université de Bgayet, nous livre toutes ses misères lesquelles elle rencontre à chacun de ses déplacements pour ses week-end, elle nous confie « C’est toujours la prise en otage du manque de transport, surtout le dimanche, ce qui nous oblige à écourter notre week-end et rentrer le samedi, vu que notre week-end est réduit à une seule journée malgré que nous arrivons tard, le jeudi pour reprendre la route le samedi matin. Nos week-end sont devenus un calvaire, pas un repos et cela nous oblige à ne nous déplacer qu’un week-end sur deux ». Elle termine ses dires avec des souhaits qu’il y ait des transporteurs qui investissent cette ligne pour que le calvaire soit apaisé. Une question reste posée : « Pourquoi cette route est-elle désertée par les bus ? », y’aura-t-il une liaison qui sera d’un grand secours pour les usagers ?

A signaler qu’aussi aucun moyen de transport n’assure la liaison Azeffoun-Tigzirt qui est seulement à une vingtaine de kilomètres.

Sahnoune Karim