Comme chaque année, l’effervescence des grands jours est revenue, à la veille de la nouvelle année. Habitués à festoyer, les gens de Michelet n’ont pas dérogé à la règle. Les devantures des magasin ont, soudainement, pris une autre apparence. Les vitrines décorées, aux couleurs de fêtes, les guirlandes aux embrasures et des inscriptions fantasistes, souhaitant la « bonne année », donnent à la ville une image qui contraste avec le décor quotidien. « Une fois n’est pas coutume », dirait-on. Cette fois, ce sont les lumières et les pâtisseries qui retiennent l’attention. Chacun a marqué le départ de l’année 2010, suivant ses moyens. Sur les étagères des pâtisseries, il n’y a de place que pour les bûches qui, malgré leur prix, se sont vendues comme des petits pains. Dans l’après-midi, les chaînes se sont formées devant les boulangeries et les magasins de confiserie diverses.
Pour veiller jusqu’à minuit, il faut prévoir quelques « amuse gueules », les cacahuètes, les pistaches ou le pâté ne se sont jamais autant vendus. La soirée du Nouvel an ne doit pas passer inaperçue. Comme pour l’Aïd, Yennayer ou Taâchourt, le dîner, doit être différent. Si certains préfèrent veiller chez-eux, les autres particulièrement les jeunes, trouvent que le plus indiqué est de se retrouver entre copains, pour faire la fête, loin des regards indiscrets. Quel que soit le lieu ou la manière, la fête eu lieu, comme au bon vieux temps jusqu’à minuit passée. Quant aux couche-tards, des adeptes de Bacchus, ils ont continué à sillonner les routes jusqu’à l’aube.
A. O. T.
