Cette désolante scène n’a pas laissé indifférents les quelques invités d’honneur, entre autres joueurs et dirigeants et autres supporters qui n’ont pas hésité un seul instant à condamner ces “hostilités gratuites” à l’égard d’un président qui “en dépit d’une santé très fragile, continue de servir ce club qui lui est très cher”, ont commenté les présents qui, depuis cet instant ne parlaient que de ce regrettable incident oubliant même le déroulement du match.Ils ont qualifié de gravissime ce qui venait de se produire “même si ce comportement peut être expliqué par la colère suite aux mauvais résultats enregistrés par leur club, ils doivent tout de même se rendre compte que Tiab n’en est pas le responsable en tant que président, il a mis tous les moyens nécessaires au service du club. Ces gens-là ont malheureusement la mémoire très courte, ils ont oublié peut-être que c’est grâce à ce même président que la JSMB est arrivée au sommet, ils savent pourtant autant que tout le monde que c’est lui qui est derrière toutes les bonnes occasions du club, alors un peu de sagesse et de gratitude”, tiennent-ils à rappeler avec beaucoup d’amertume.Trois jours après cet incident, il semble encore être au cœur des discussions des fans à travers tous les coins de la ville, chacun d’eux y va de son commentaire pour tenter de déterminer la déconfiture du club. Est-ce que le président Tiab est réellement le responsable de ces mauvais résultats ou encore de cette accession qui est compromise ? Sûrement pas. On se fie à une certaine logique. Le club a fait un recrutement de qualité à coût de milliards, un stage bloqué de trois semaines à Boumerdès a été offert à l’équipe pour une meilleure préparation possible et à la première contre-performance, il n’a pas hésité à mettre le paquet pour s’offrir les services d’Aït Djoudi, appelé à la rescousse. “Que peuvent-ils reprocher à un président qui a tant investi ?”, s’interroge un inconditionnel des Vert et Rouge en voulant se démarquer “des pseudo-supporters manipulés”, a-t-il encore déclaré.Pour Tiab qui s’est exprimé non sans grande difficulté sur la situation, il endosse sans détour la responsabilité à l’entraîneur Aït Djoudi mais aussi à “ces supporters qui lui ont affiché leur soutien d’une manière permanente même au lendemain de notre humiliante élimination en coupe d’Algérie face à Sig”, précise-t-il avant d’enchaîner : “J’ai fais confiance à un entraîneur qui n’a de compétence qu’un bon discours, sinon comment expliquer son échec ? Alors que lui-même a, à maintes reprises reconnu que la JSMB dispose d’un effectif et des moyens dignes d’un club de première division. Ce qui m’étonne le plus chez ces supporters, c’est qu’ils avaient tous applaudis l’arrivée de cet entraîneur et aujourd’hui ils veulent à tort m’endosser la responsabilité, c’est absurde», dit-il sur un ton élevé.Pour le cas Amrouche, qui a été également évoqué le président Tiab croit en la malchance : “Nul n’est responsable de ce qui lui est arrivé, sa blessure nous a beaucoup handicapé car nous voyons en lui le meneur d’hommes de notre équipe, c’est dommage, toutefois je tiens à préciser que mes collaborateurs se sont chargés de ce cas de près pour constater l’évolution des choses”, a-t-il déclaré avant de nous rappeler que les supporters auraient dû soulever le cas de Deghiche et non pas seulement Amrouche car, précise notre interlocuteur, “je vais peut-être vous surprendre, Deghiche est toujours blessé car le coach l’avait aligné face à l’ASM Oran et ces contre avis médical et M. Hannafi est là pour le confirmer, c’est depuis que sa blessure s’est aggravée. Alors qui est responsable là aussi ?”.Enfin, d’un air fatigué, Tiab nous a confié que «parfois, je songe sérieusement à me retirer et m’occuper de ma santé», mais ceux connaissant Tiab savent que ce qui le lie à la JSMB est plus qu’une relation président-club, mais beaucoup plus supporter de ces couleurs et puis, on se rappelle que pour ces mêmes mésaventures, il a décidé de ne plus repostuler à la présidence du club pour un second mandat, mais faute de candidat à ce poste, ses proches l’on convaincu de se raviser pour venir une fois de plus au secours de ce club qui aurait pu connaître une issue malheureuse telle que les équipes qui ont aujourd’hui presque disparu de la scène : Guelma, Collo, Relizane et autres qui en sont la meilleure preuve.
Kaci A/Hamid
