La Dépêche de Kabylie : Quel est votre commentaire sur le nouveau système de compétition ?
Imloul Razik : Concernant les déplacements, il est intéressant, car il nous évite les longs trajets, on a souffert la saison écoulée en allant jusqu’à Tébessa, Oran et Touggourt, et ça nous revient plus cher, se sont surtout les équipes de l’ouest qui ont demandé la modification du système, ajouté à cela, on jouait tous les jeudis matins et quand c’est un long voyage, on doit se déplacer le mercredi,on avait beaucoup de problèmes avec nos joueuses scolarisées.
En ce qui nous concerne, nous avons opté pour un championnat national à 2 groupes mais dommage, on est revenu à l’ancien système, qui est très favorable surtout financièrement parlant.
L’inconvénient de ce système est le niveau qui est très faible, on trouve les deux extrêmes et dans chaque groupe, on trouve 3 à 4 clubs qui jouent pour la première place et les autres ne font que de la figuration, surtout pour les nouvelles équipes qui devraient au moins se roder dans les divisions inférieures afin d’être prêtes pour le niveau supérieur et éviter ces scores lourds.
Qu’en est-il de votre équipe, le FCB ?
Nous avons récupéré notre internationale, Imloul Nabila, qui était notre joueuse dans le passé avant d’intégrer l’équipe d’Alger Centre ou elle poursuit ses études universitaires. Cette année, elle a décidé de revenir au bercail et c’est un bon renfort pour nous, nous avons aussi recruté Benmekherbeche Noura de l’USFB comme gardienne de buts, sans oublier les 8 joueuses de l’équipe B qu’on a promues en seniors ainsi qu’une joueuse de 15 ans, qui était dans l’école la saison passée.
Quel est votre objectif cette saison ?
Notre objectif cette saison est de jouer le Play-off ainsi que la coupe d’Algérie ou nous voulons aller le plus loin possible surtout avec la motivation de la fédération qui a décidé d’octroyer une certaine somme d’argent pour chaque tour passé, donc c’est une bonne motivation.
Avez-vous les moyens nécessaires pour atteindre vos objectifs ?
Franchement il n’y a pas de grands changements, nous sommes toujours hébergés dans des auberges et pourquoi pas se permettre de passer des nuits dans des hôtels, lors de nos déplacements, à l’image des autres clubs.
Un mot sur les conditions de travail au sein de l’annexe de l’OPOW ?
Pour le moment on dispose de deux créneaux comme toutes les autres équipes et pour le moment je peux dire que c’est acceptable mais on manque d’éclairage surtout en cette période hivernale où les journées sont très courtes, ajouté à cela le nouveau week-end qui a bouleversé toutes nos habitudes surtout dans le domaine scolaire.
On ne peut rien faire quand les élèves sortent à 17h30. Je peux tout juste ajouter une chose concernant les matchs officiels, on demande au directeur de l’OPOW de faire jouer au moins un match par semaine et par rotation, pour les 4 équipes de Béjaïa, sur le terrain principal.
On vous laisse le soin de conclure….
Que les autorités locales se penchent un peu sur le football féminin, on a de la pâte et Béjaïa est un pôle de développement, qu’on aide ces clubs avec les vestiaires, des locaux, et on demande qu’on construise ici des vestiaires dignes des clubs de football malgré que ces derniers temps, on a mis à notre disposition des vestiaires avec de l’eau chaude mais quand il y a 2 rencontres de suite, ça nous arrange pas d’attendre longuement. Je vous remercie pour tout ce que vous faites pour le football féminin et le sport en général.
Entretien réalisé par Zahir Hamour
