En grève depuis vingt jours, les transporteurs ignorés

Ballottés entre deux communes, les transporteurs de voyageurs d’Iferhounene ne savent plus à quel saint se vouer. Paradoxalement, leur problème ne saurait trouver de solution sans l’intervention de l’APC de l’ex-Michelet où « certaines manœuvres imposées par la commune locale retardent nos relations » indiquent les grévistes dont le mouvement est cassé par des bus et des « sans papiers ».

« Au lieu de nous aider, certains ne trouvent pas mieux que de saborder notre action », s’insurgent les transporteurs dont la grève dure maintenant, depuis une vingtaine de jours. Comme « le malheur des uns, fait souvent le bonheur des autres » les clandestins et les « fourgons » des autres lignes, saisissent l’occasion pour se substituer aux protestataires qui s’attendaient plutôt à des gestes de soutien de la part de la corporation.

La situation, après maintes promesses de régler les problèmes, par les autorités est malheureusement sans résultats et tend vers le pourrissement. Les autorités tablent sur l’usure, sachant que la plupart des transporteurs sont des pères de familles qui ne peuvent se permettre un arrêt de travail illimité. Les plus aisés ont multiplié des gestes de solidarité envers certains de leurs collègues, dans le besoin.

« Les autorités ne semblent pas prendre à cœur nos doléances. Il a fallu qu’on décide de bloquer la ville pour qu’on soit reçu à l’APC d’Iferhounene. Le vice-président nous a promis de régler le problème le lendemain, dès qu’il aurait une entrevue avec le maire de Aïn El Hammam où se trouve le nœud de cette affaire »,raconte un jeune chauffeur. En attendant plus de cinquante familles se retrouvent dans le dénuement, du jour au lendemain.

A. O. T.