Etablissements scolaires : dégradation avancée

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Manque d’entretien, conditions climatiques agressives, vieux bâti et enfin réalisations bâclées, tels sont les principaux facteurs à l’origine de la dégradation apparente des établissements scolaires tout cycles confondus de la daïra de M’chedallah. Dans tous les établissements que nous avions visités depuis la rentrée scolaire de l’année en cours, c’est le même décor de vétusté et de malfaçons qui nous accueille et ce sont presque les mêmes contraintes qui sont soulevées par les gestionnaires de ces établissements qu’on a réussi à faire parler ; d’autres se sont murés dans un silence sidéral, prétextant une instruction qui leur serait donnée par leur tutelle afin d’éviter toute déclaration à la presse.

Infiltration des eaux, fissures, boiserie détériorée, accumulation des eaux de pluie au niveau des cours dans certains établissements ; en d’autres lieux, ce sont les installations d’électricité, du chauffage central et de l’AEP qui sont dans un piteux état.

Le maquillage à partir du badigeonnage et ravalement des façades auxquels se sont attelés de nombreux chefs d’établissements pour faire garder à ces édifices un semblant de forme ne résiste pas longtemps aux conditions climatiques exceptionnellement rudes de la région de M’chedallah, en particulier, dans les communes de haute montagne, tels que Aghbalou et Saharidj, une situation à laquelle viennent se greffer des soulèvements populaires houleux et nombreux de cette région frondeuse et dont les établissements ont souvent payé les frais.

L’état actuel des établissements scolaires de la daïra de M’chedallah nécessite un diagnostic minutieux par une commission technique qualifiée pour dresser un état des lieux au cas par cas, sachant que certains édifices nécessitent une prise en charge sans délais, tels que ceux qui ont enregistré des mouvements du terrain ou d’affaissements.

A noter que de nombreux établissements ont été réalisés dans les années 70 et 80 et qu’il est temps que l’on se penche sérieusement sur leur état, d’autres plus récents présentent des malfaçons qui, sous d’autres cieux, ne seraient pas restées impunies, sachant que les écoles sont des lieux où se regroupent des centaines d’élèves pour lesquelles toutes les dispositions de sécurité et de confort doivent être prises, à commencer par ces édifices qui les abritent 9 mois par année.

Reste à espérer que la nouvelle équipe dirigeante de la Direction de l’éducation de la wilaya de Bouira déclenche un plan de sauvetage pour arrêter cette dégradation progressive des établissements scolaires, sachant que cette région, malgré toutes ces contraintes énumérées, a depuis toujours, décroché un classement honorable en matière de réussite, que penser alors le jour, où toutes les conditions nécessaires seront réunies dans ce secteur.

Oulaïd Soualah

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