Prolifération des décharges sauvages

La prolifération des décharges publiques sauvages à Ouaguenoun, à défaut d’une réelle prise en charge de ce problème épineux, prend des proportions de plus en plus inquiétantes.

En effet, depuis « la mise à l’arrêt », il y a de cela une dizaine d’années, de la décharge communale sise à Djebla, aucune solution sérieuse n’a été envisagée pour freiner ce fléau qui risque d’engendrer des conséquences néfastes sur la santé publique. Plusieurs dépotoirs sont éparpillés à travers le territoire de la commune, signalons entre autres, ceux de Taâzibt et de Tiskert, situés au milieu de la forêt, ainsi que ceux de Takejout et le pont de Tchalaouati, situés respectivement sur les chemins de wilaya n°37 et 174.

A cela, s’ajoute des cours d’eau qui sont devenus, pour la circonstance, de véritables réceptacles pour toutes sortes de déchets et de produits polluants.

Tous ces lieux sont devenus, au vu et au su des responsables locaux qui assistent impuissants à la dégradation de l’environnement, des décharges accueillant quotidiennement de grandes quantités d’ordures ménagères et toutes sortes de détritus.

Ces décharges sauvages, faut-il le signaler, causent d’énormes désagréments à la population qui souffre des affres de ce fléau, notamment celle érigée à Taâzibt, sur le chemin menant vers Ihdikaouen Oufella.

Pour rappel, cette dernière était à l’origine de plusieurs incendies qui ont réduit en cendres, une centaines d’oliviers et ravagé plusieurs hectares de forêts. Il y a lieu de rappeler également, que ces endroits (les décharges sauvages) sont fréquentés constamment par des chiens et chats errants, susceptibles de véhiculer des maladies transmissibles à l’homme.

La réalisation d’un centre d’enfouissement technique ou d’une décharge contrôlée, demeure l’unique solution pour remédier à ce phénomène inquiétant qui porte atteinte à la santé publique et menace directement l’environnement et l’espèce animale.

M. A. T.