Une localité en quête de développement

Les habitants de Ouled Boudhiaf, de la localité de Hammam Fraksa, relevant de la commune de Oued El Berdi, distante d’une trentaine de kilomètres au sud du chef-lieu de la wilaya de Bouira, demandent aux pouvoirs publics de prendre en charge leurs doléances inhérentes à l’inscription des projets de développement à même de leur permettre de regagner leur « terre et leur propriété » laissées depuis quelques années, pour diverses raisons, dont celle portant sur la volet sécuritaire, pour y revivre de plus belle. Ayant quittés leur localité, lors de la décennie noire qu’a vécue la dite région maintenant avec un retour des conditions de stabilité et de sécurité, ces habitants au nombre de 300 familles demandent à ce que le strict minimum, en matière d’infrastructures, leur soit réalisé au niveau de leur localité pour s’y réinstaller de nouveau.

Ainsi leur demande primordiale s’articule sur l’inscription de projets relatifs au raccordement à l’eau potable, qui est d’une rareté exceptionnelle, en particulier pendant les périodes estivales, à laquelle, s’ajoute la demande d’inscription d’un projet inhérent à la réalisation de réseau d’assainissement dont la majorité de la population continue à faire usage encore de fosses septiques. Additivement à ces demandes, les habitants n’ont pas manqué de signaler le déficit en matière d’énergie en particulier l’électricité et le gaz naturel… Mais la demande expresse faite par les habitants, qu’ils considèrent urgente, est celle portant sur la construction d’une école primaire de proximité au niveau de leur agglomération tout en la dotant d’une cantine scolaire. Ainsi, selon leurs dires il y aurait pas moins de 300 écoliers au niveau de cette localité, qui suivent leur cursus; et au regard de la distance qu’ils parcourent quotidiennement, dans certains cas, pour regagner leurs établissements scolaires, outre l’absence des transports scolaires, la solution palliative, resterait l’ouverture d’une cantine scolaire pour éviter toutes les contraintes et obstacles voire les désagréments qu’auraient à rencontrer ces petits bambins pendant toute leur scolarité.

Ainsi de l’ensemble de ces contraintes, les citoyens demandent à ce qu’un programme de développement inter sectoriel soit inscrit et qui rentrerait dans le cadre du développement rural d’un coté ou dans le cadre du développement dans sa globalité. Un appel qui attend des oreilles attentives qui leur permettrait de mener une vie décente voire tranquille et paisible au niveau de ces localités, qui par leur relief montagnard et rural sont des havres de paix et de quiétude qui ne demandent qu’un minimum de conditions pour s’y sédentariser.

F. K.