Béni Douala, comme chaque année, fête le premier jour de l’année amazigh Yennayer avec au programme plusieurs activités culturelles à travers les quatre coins de la localité. D’ores et déjà, Ath Mesbah, l’un des plus grands villages de la commune, n’a pas laissé passer inaperçu cet évènement sans organiser des manifestations culturelles, d’ailleurs l’association socio-culturelle Imache-Amar a organisé une série d’activités. Notons que différentes expositions (robes kabyles, tapis, objets et plats traditionnels, toiles de peinture, photos et livres…) sont au menu. Ainsi, un concours de dessin pour l’école primaire Hamroun-Med Arezki, pour l’après-midi, a été organisé. Les organisateurs ont prévu une projection d’anciens films documentaires du village, une waâda (repas collectif).
Les festivités ont été clôturées par la remise des prix aux lauréats du concours. “Nous tentons de valoriser notre culture amazighe et nous devons préserver notre identité berbère et sauver notre patrimoine pour les générations futures. Nous tenons à remercier toutes les familles qui nous ont aidés à réussir cet évènement, plus particulièrement l’APC qui nous donne aide à chaque appel…”, nous a déclaré Lynda, membre de l’Association Imache-Amar. Par ailleurs, l’Association Idles n’Ath Dwala, a également organisé en collaboration avec la commune, pour la célébration de Yennayer, des activités culturelles qui se sont déroulées pendant deux jours, a commencer par une riche exposition (photo, poterie, articles…). Pour la journée de Yennayer, les organisateurs ont prévu une pièce théâtrale et une chorale accompagnées à chaque fois de poésie. Dans l’après-midi, une conférence a été animée par M. Chariouf, enseignant à l’université de Mouloud-Mammeri de Tizi Ouzou. Un membre actif de l’association, Mme Haned, nous a indiqué à propos du programme des festivités : “Comme on est une association nouvellement créée, deux associations, à savoir Tizi Zoua et Thagrawla nous ont beaucoup aidé dans l’organisation des activités ainsi que l’APC qui nous a octroyé l’équipement et la prise en charge de la restauration. Par ailleurs, le programme a été riche et varié avec des récitations poétiques, des représentations théâtrales, des expositions, conférences…”
Quant au village Ath Bouyahia, les autorités locales ont procédé à l’inauguration d’une structure “site” du village dénommé L’Djamaâ Taddert occupée pendant la révolution par les Français (caserne), après sa réhabilitation, transformée en un brassage de cultures, d’identités suivies d’une exposition photos et de prises de paroles. A signaler que le comité de village a remis des cadeaux aux invités d’honneur.
Mouloud Zerbout
