La société WMZ veut mettre les bouchées doubles

Les phases d’exploration et de faisabilité étant déjà bouclées au niveau de la réserve zincifère de Tala Hamza et Amizour, la société algéro-australienne western Méditerranéen zinc, WMZ, détentrice de ce projet, se dit avoir aussi lancé des études d’impact sur l’environnement, une étape cruciale qui devait être ficelée au 2iéme trimestre de l’année en cours.

Du moins c’est ce qu’ont ont déclaré les responsables de cette société mixte lors d’une rencontre à l’auditorium Abderrahmane Mira de Bgayet le jeudi passé durant laquelle les métallurgistes de Merdj Ouamane ont dévoilé aussi leurs méthodes d’exploitation minière au niveau de ce gisement classé 5iéme au monde vu son potentiel métallifère estimé actuellement à 68 millions de tonnes. Outre les volets techniques d’exploitation et de commercialisation ayant fait l’objet de cette première sortie de la WMZ, il était beaucoup plus question de rassurer les populations de Tala Hamza et Amizour sur l’impact socio-économique et bien entendu les conséquences sur l’environnement qui font le souci majeur des responsables locaux des deux communes sus nommées, d’ailleurs présents à cette rencontre. De ce fait, le vice président de l’APW de Bgayet Mr Toutou a qualifié de ‘’bradage des ressources nationales » pour rappeler à l’assistance la part du lion (65%) en termes d’actions revenues à la société étrangère contre 32,5% pour l’ENOF et 2,5% à l’ORGM ; tout en affichant des réserves sur les capacités de l’entreprise Terramin « mal en point en Australie » pour mieux exploiter ce gigantesque minier de plomb et de zinc loin de provoquer un désastre écologique. De son côté, le député Belkacem Meziane estime que de telles rencontres sont à encourager et exhorte la direction de WMZ à ne pas occulter la question d’impact sur l’environnement pour ainsi lever tout équivoque sur les conséquences d’exploitation d’un aussi important levier industriel dans la région. Le P-DG de la société mixte WMZ, Jean pierre Wilhelm a donné un son de cloche rassurant aux riverains et aux autorités des localités concernées, pour dire qu’il n y’a pas d’impact négatif sur l’environnement, étant donné que de gros investissements de prévention capables d’endiguer les effets néfastes sont disponibles.

Une étude est déjà achevée, selon l’actionnaire de WMZ, avec un document de 3000 pages sur l’étude d’impact sur l’environnement qui serait remis aux autorités compétentes, seules habilitées à trancher après une enquête publique. Autrement dit, il s’agit d’un chantier industriel capable de créer 600 emplois directs et 1300 indirects dés l’entrée de la phase de production attendue pour 2012, où le coût d’investissement est de 300 millions de Dollars US et les cours du zinc sur le marché mondial seraient en hausse à l’horizon de cette même année. Le recteur de l’université de Bgayet, Djoudi Merabet, et aussi spécialiste en la matière, s’est axé à expliquer les trois phases de vie du gisement, à savoir, l’étape de maturation, d’exploitation et enfin d’extinction, étant donné que la durée de vie de la mine est estimée à 20 ans. En parlant de cette dernière phase, le recteur trouve nécessaire de développer une logistique pour remettre en état le site en post exploitation capable de servir à une autre vocation.

Nadir Touati