Ce premier jour de l’An amazigh a été marqué à Tizi Gheniff, par un vibrant hommage à Mansour Arezki, dit Aâmmi Arezki, le fondateur de la boxe à Tizi Gheniff en 1975, en ouvrant une salle dans cette localité au moment où n’existait pas encore la ligue de Tizi Ouzou, car cette section a été affiliée à celle d’Alger présidée à cette époque là, par Ayad Kouider, selon Amichi Rabah, le président de la section de boxe entre 1977 et 1980.
A cet effet, le comité culturel de Tizi Gheniff présidé par M. Mohamed Bougaci a concocté un programme riche pour cette occasion. En dépit de son âge avancé, quatre vingt six ans, Aâmmi Arezki est venu pour assister à cet événement. Après la lecture de la biographie de ce pionnier de ce sport noble, il y a eu une projection de photos et de témoignages de boxeurs de la section de Tizi Gheniff, à l’image de Hamoudi Rabah, Yahiaoui Amirouche, Bozetine Rabah, Bougaci Bouzid et tous ceux qui ont connu Aâmmi Arezki. Il faut dire aussi que les jeunes de l’école ont présenté des exhibitions qui ont vivement intéressé le public, ainsi que des combats de boxe.
En présence des autorités locales, du mouvement associatif sportif et culturel, trois cadeaux de valeur ont été remis à celui qui a appris les premiers rudiments de ce sport aux jeunes de la région bénévolement : un cadeau a été offert par l’APC, un autre par la section full contact et le dernier par la section de Yussein kan budo. Au cours de cet après-midi, il y a eu des prises de paroles de personnes qui sont revenues longuement sur le parcours, les qualités humaines et sportives de Aâmmi Arezki. “C’est un homme qui a tout donné pour la boxe à Tizi Gheniff. J’ai travaillé avec lui durant plusieurs années. Ce n’était pas seulement un entraîneur, mais surtout, un éducateur et un père pour tout le monde. Il a travaillé gratuitement”.
Il a réussi sans moyens. Je tiens à témoigner que le premier ring de la wilaya, a été fabriqué par un soudeur à Tizi Gheniff. Je n’oublierai pas de rappeler la volonté du maire de l’époque aujourd’hui décédé, que Dieu ait son âme et l’accueille en son Vaste Paradis. C’était les belles années. Même Loucif Hamani a boxé dans ce ring. Je souhaite une longue vie à Aâmmi Arezki et que les jeunes prennent le relais”, nous a dit M. Amichi Rabah, un ex-président de la section de boxe.
“Je remercie beaucoup tous ces jeunes qui ont pensé à moi ainsi que les autorités. Je demanderai aux responsables de donner des moyens à ces jeunes afin qu’ils relèvent le défi. Pour que quelqu’un réussise dans ce domaine, il faut s’éloigner du tabac, de l’alcool et de tous les vices. Je suis ému”, a déclaré Aâmmi Arezki au bout de larme. Quant à M. Mohamed Bougaci, il a été si content de réussir cet hommage tant espéré depuis la création du comité culturel qu’il préside. “Nous remercions tous ceux qui ont participé à honorer ce grand homme. Nous lui souhaitons longue vie”, a-t-il conclu.
Amar Ouramdane
