Le poulet se stabilise à 250 DA/KG

Il semble que l’idée d’établir une mercuriale sur le marché national de produits alimentaires n’a pas uniquement fait bon écho au sein des petites bourses, des producteurs ont déjà répondu favorablement, du moins ceux activant dans l’aviculture. Eux aussi, autant que leurs partenaires éleveurs de Aomar, ont connu des hauts et des bas dans leur unité d’abattage plusieurs campagnes durant, suite aux chutes brusques du prix de gros du poulet, ou pour cause de fortes mortalités deux ennemis redoutables, qui les ont fortement ébranlés dans l’exercice de la profession, à tel point que, signale un vendeur d’aliments de Aomar « qu’ils avaient arrêté plusieurs reprises de fournir à leurs associés éleveurs les moyens de production ». Un type d’association qui consiste à mettre à la disposition des aviculteurs les poussins, l’aliment et les traitements, puis une fois ce cheptel à maturité, explique t-il « il est récupéré par les fournisseurs, qui l’abatte et le présente sur les étals ».

Même avec cette méthode qui peut paraître à première vue à l’avantage des bailleurs de fonds, ceci en fin de compte s’apparente au jeu de poker, où le joueur ne gagne pas à toutes les mains, l’été passé par exemple, signale t-il « j’en ai vu qui ont perdu plus de 1 000 sujets dans un seul poulailler suite aux chaleurs torrides de juillet-août ».

C’est cette crainte de voir se reproduire de telles tragédies, ainsi que des baisses conséquentes du produit sur le marché, qui fait que tous les acteurs branchés dans le créneau souhaitent vivement une mise en place d’un système de régulation. Seulement, l’actuelle stabilisation du poulet à 250 DA/KG donne à croire qu’un « processus de maintien » de la denrée à ce niveau de valeur est déjà mis en route, pour preuve, argumente-t-il « l’autorité agricole n’a pas désemparé au moment de la pénurie de l’été passé, elle a au contraire prévue un retour à la normale ».

Il fait allusion à la déclaration à la presse faite par le président de la chambre nationale de l’agriculture, dans laquelle il a rassuré les consommateurs inquiétés du prix de 340 DA/KG affiché alors sur le poulet, que la crise était passagère et que le ministre concerné allait prendre les mesures nécessaires.

Ce n’était pas des paroles lancées en l’air, mais personne à Aomar n’avait pris au sérieux cette intervention, qui pourtant quelques jours Seulement plus tard à emprunté le cheminement avancé par les structure représentant les fellahs. Un redressement où on a vu le prix du poulet stationner à 250 DA/kg, et le vit descendre à 150 DA/kg, un léger mieux dans la bourse que même la forte demande exprimée lors des fêtes religieuses, le nouvel an et yennayer, n’ont pas hissé vers le haut.

A. Chérif