Hier encore, les travailleurs de l’éducation affiliés à l’UGTA ont répondu favorablement à l’appel lancé par le SETE de Tizi Ouzou d’observer deux jours de grève. En effet, selon les échos que nous avons eus auprès des responsables syndicaux au niveau de la daïra de Draâ El Mizan, le mot d’ordre a été suivi largement au niveau des écoles primaires et des collèges. « Nous avons un taux de 80% au niveau de notre CEM », nous a déclaré le responsable de la section syndicale du CEM Frères-Harchaoui. Alors qu’à la base 7, tout l’établissement est paralysé.
Au niveau des lycées, on croit savoir que la grève est partiellement suivie.
En tout cas, après les vingt-et-un jours observés en novembre et décembre derniers à l’appel du CNAPEST et de l’UNPEF, finalement, c’est le syndicat d’entreprise SETE de Tizi Ouzou qui a pris l’initiative afin de se replacer sur le front des luttes syndicales.
« La situation qui prévaut au niveau du secteur dans notre wilaya est alarmante. Alors que sur le plan des résultats, nous avons arraché deux fois de suite la première place au bac ; la récompense est que toutes les situations administratives et financières promises d’être réglées à la fin de l’année passée ne le sont pas encore », nous a confié un syndicaliste convaincu que seule une agence comptable sera en mesure de résoudre toutes ces situations pendantes. « En principe, par exemple, la prime de rendement devrait être versée à la fin du semestre, mais elle ne l’est pas encore », a précisé notre interlocuteur.
Pour le SETE/UGTA de Tizi Ouzou, les promesses données par le wali et le P/APW au sujet de cette agence ne sont pas tenues si on se fie à la déclaration-appel dont nous détenons une copie. « Nous interpellons le ministère de l’Education nationale à débloquer les fonds nécessaires pour en découdre avec cette situation », a conclu un autre syndicaliste qui nous a appris qu’il ne s’agit là que d’un avertissement.
A. Mohamed
