Après la défaite face au Malawi par un score sans appel de trois buts à zéro, les observateurs ne donnaient pas cher de la peau des Verts. Se faire humilier de la sorte n’était pas envisageable par les fans de l’équipe nationale et par les spécialistes en la matière, mais les guerriers du désert ont su avec l’art et la manière refaire surface et sortir la tête de l’eau en battant l’une des équipes favorites de la compétition, à savoir le Mali avec son armada de joueurs mondialement connus. Après la victoire contre cette coriace équipe, l’espoir renaît. L’Algérie est relancée et les millions d’Algériens ont désormais le droit de rêver. La qualification aux quarts de finale s’imposait pour mettre fin à la suspicion née après la débâcle malawite.
L’Angola était prenable, non parce qu’elle n’est pas solide, mais parce que les gladiateurs ont juré de passer au second tour et lorsque l’Algérien s’ y met, il y arrive malgré l’obstacle de quelque nature qu’il soit.
Comme quoi la défaite contre le Malawi a été sans le moindre doute à l’origine du sursaut qui a conduit les coéquipiers de Ziani à se surpasser et d’offrir une belle qualification au Onze national.
A Maâtkas, à Souk El Tenine et sans doute partout dans le pays, la conviction d’aller plus loin dans cette joute continentale était devenue une certitude. L’équipe est redevenue ce qu’elle était et même plus. La première mi-temps face à l’équipe organisatrice en dit vraiment long sur les capacités des Fennecs. Une équipe soudée, cohérente et fougueuse qui aurait bien pu n’en faire qu’une petite bouchée de l’équipe des Gazelles Noires de l’Angola.
A la deuxième mi-temps, le rythme a baissé, il fallait surtout gérer le temps et le score car le résultat de l’autre match arrangeait les deux équipes. Le Malawi n’ayant pas pu revenir au score face à la redoutable équipe du Mali qui a même réussi à corser le score. La chance à cette fois était du côté des Verts car si le Malawi est arrivé à égaliser, l’EN aurait regretté de ne pas avoir mis au tapis son adversaire du jour.
Dans tous les cas, l’équipe est qualifiée même s’il y a quelque part un petit goût d’inachevé.
Les calculs obligent pour ne pas dire davantage au risque de déplaire à certains. Disons seulement que l’équipe aurait pu éviter la Côte d’Ivoire et le déplacement. Après le match, la localité de Maâtkas et de Souk El Tenine ont bien entendu retrouvé le sourire. Une liesse grandiose a vite fait de conquérir les rues. Les one, two, three, viva l’Algérie se font de nouveau entendre. Les brassards, les capuches et les drapeaux sont exhibés par des jeunes, heureux et joyeux jusque tard dans la nuit. A la bonheur pourvu que cela dure. « A quelque chose foot ball est bon ! »
Hocine Taïb
