Une grande manifestation culturelle et beaucoup d’amertume

On en peut pas dire que la rencontre internationale d’Imzad, organisée à Tamanrasset les 14, 15 et 16 janvier 2010, a été une réussite sur le plan organisationnel : ce fut même un fiasco ! Pourtant, des moyens colossaux ont été mis à la disposition de Mme Farida Sallal, présidente de l’association organisatrice, « Sauvez l’Imzad » : L’université Hadj Moussa Akhamok, la maison de la culture de Tamanrasset et même l’OPNA ont été réquisitionnés pour cela, sans oublier toutes les séances touristiques.

Cette grandiose manifestation culturelle était géniale et, signalons-le, concrétisée par…une association ! C’était donc une louable initiative. Mais, il ne suffit pas d’avoir des idées, mais, de les concrétiser là où les facteurs humain et sécuritaire ont été négligés.

A titre d’exemple, la soirée d’ouverture du 14 janvier 2010 a failli tourner au vinaigre lorsque le célèbre groupe Tinariwen est monté sur scène : le Gala a même failli être annulé devant la foule déchaînée qui est allée jusqu’à occuper le scène pour voir de près son idole… Ce qui a eu un effet négatif sur la prestation du groupe Tinariwen qui a l’habitude de se produire sur les scènes mondiales. Sinon, la grande partie du programme prévu a été réalisée, mais dans des conditions lamentables… Dommage. L’ouverture a au lieu dans la matinée du 14 janvier 2010 à l’université Hadj Moussa Akhamok où, durant trois jours, des conférences sur l’Imzad ont eu lieu. A la maison de la culture, les artistes peintres algériens et étrangers, étaient présents sur place pour exposer, réaliser des œuvres et rencontrer le public. Quant à la grande majorité de cette rencontre internationale, elle a eu lieu à Dar mzad (un projet de 10000 m2 à réaliser en cinq ans) où la première pierre à été posée : Course de chameaux, concours de la plus belle tente, de la meilleure jeunesse d’Imzad… etc. Rappelons encore une fois que l’organisatrice est une association (sauvez l’Imzad) et qu’il faut donc encourager, mais, que cette rencontre annoncée en grandes pompes, avec des moyens colossaux, n’a pas tenu se promesses : Les touareg ressentent quelques jours après son organisation beaucoup d’amertume…

Amastan S.