La culture pour faire oublier Zberber

La dynamique que d’aucuns ont relevée à Bouira ne se limite pas au seul ‘’béton ». La culture, dans toutes ses dimensions, est un autre fragment en mouvement qui apporte sa pierre, d’une manière implicite au développement local. L’avènement de la maison de la culture Ali Zamoum est sans aucun doute l’élément pivot permettant la stabilité et la qualité de l’attraction culturelle. Cet édifice, qui désormais ne désemplit plus, est, au-delà des prestations locales qu’il assure, le réceptacle d’événements d’envergure nationale. Le Salon du livre et du multimédia amazighs en est le premier à s’y incruster chaque printemps.

La dernière activité en date invitée à occuper la maison de la culture est le festival national du cinéma amateur. Pas moins que ça pour une wilaya qui n’a plus souvenir de ce qu’est la ‘’toile blanche » ! L’information nous a été donnée par Omar Reghal, le directeur de la culture qui déjà a retroussé ses manches pour réussir l’événement. Le festival sera domicilié à Bouira et ouvrira ses portes en été.

L’actualité culturelle n’est pas seulement confinée entre les quatre murs de la maison de la culture. Tikjda est un autre espace qui a focalisé l’intérêt du premier responsable de la wilaya et de son directeur de la culture. Le site, en prévision de la revalorisation et la redynamisation du tourisme, est tout indiqué pour canaliser le regard des citoyens, aussi bien celui des Bouiris que celui de leurs concitoyens d’autres wilayas. Pour ce faire, il y a été prévu le festival régional de la chanson. La dimension régionale de l’activité n’est en fait retenue que pour sa première facture. Les initiateurs ambitionnent de lui donner un caractère national à partir de la deuxième édition. En fait, la première mouture du festival est sciemment retenue dans la dimension régionale pour permettre aux organisateurs une meilleure maîtrise organisationnelle et une maturation pour le futur. D’autres idées de festivals sont en gestation dans les couloirs de la direction de la culture. Cela étant et à côté de ses rendez-vous retenus une fois l’année, d’autres rencontres, comme l’hommage rendu à Bahia Farah il y a un peu plus d’une année, sont dans le collimateur des responsables de la culture.

Le livre est un autre aspect de la chose culturelle que retient Bouira parmi ses priorités. L’ouverture des bibliothèques (pour enfants et pour adultes) au niveau de la maison de la culture n’est pas le seul acquis en la matière pour Bouira. En plus de l’annexe de la bibliothèque nationale, quarante-cinq bibliothèques seront ouvertes (quelques-unes ont déjà ouverts leurs portes) dans les quarante-cinq communes que compte la wilaya. A propos toujours du livre, un bibliobus contenant près de cinq mille ouvrage a été réceptionné avant-hier à Bouira. Le bibliobus sillonnera les localités de la wilaya. Et pour son premier voyage il ira « s’imposer » dans la commune de Zberbere. Tout un symbole !

Salas O. A.