Ni Drogba, ni Kalou, et ni même Keita n’ont pu rivaliser avec les guerriers du désert. Leur détermination et leur rage de vaincre ont eu raison des redoutables Eléphants. S’il y a une leçon à retenir de cette confrontation, ô combien serrée, c’est que « impossible » n’est pas algérien.
Les coéquipiers de Ziani l’ont formidablement bien démontré. Au départ, et surtout après le fiasco du Malawi, les plus avertis en la matière ont tous mis une croix sur l’équipe nationale et voulaient enterrer cette fougueuse formation.
Les fans des Verts savaient et sont restés confiants. Les Fennecs pouvaient bien refaire surface et revenir en force. Ce fut chose faite face respectivement au Mali et à l’Angola. Contre la Côte d’Ivoire, le pari était difficile, le doute planait dans les esprits. L’Algérie peut-elle contrer les coéquipiers de Didier Drogba ? De Keita ? De Touré ? De Kalou ? Et des autres ?
Les Ivoiriens sont donnés favoris. Leur expérience, leur professionnalisme et leur pléiade de stars internationales sont des facteurs qui ont pesé sur les pronostics. Heureusement que le football n’est pas une science exacte et heureusement que le Onze national a prévu tout une autre tournure. Avec leur esprit de guerrier hérité de leurs aînés, ils ont continué à croire en leur capacité et à le monter sur le terrain. Pourtant, dès la 4e minute, ils se sont laissés surprendre à froid par un but, suite à une erreur de marquage. Loin de baisser les bras, les gars de Saâdane ont tout donné pour revenir au score avant la fin de la 1re mi-temps.
En seconde période, les Verts ont vraiment mis le paquet, mais c’est encore les Ivoiriens qui inscrivent un 2e but dans les dernières minutes. Les Ivoiriens se voyant déjà en demi-finale ont vendu la peau de l’ours avant de l’avoir tué. Magic Bouguerra reçoit un ballon du maestro Ziani et réussit d’une jolie tête à pousser le ballon au fond des filets et rendre le sourire aux 35 millions d’Algériens. Bouazza à la 3e minute de la 1re mi-temps a carrément envoyé l’Algérie au carré d’As et a fait sortir les Algériens dans la rue pour fêter la victoire des coéquipiers du valeureux et vaillant Chaouchi. A Mâatkas, à Souk El Tenine, à Mechtras et partout en Algérie, la fête est au rendez-vous. Des scènes de liesse et de joie sont parties pour durer encore longtemps. A Maâtkas, les fans souhaitent rencontrer en demi-finale les Pharaons pour, bien entendu, les corriger une nouvelle fois et gagner le trophée pour la 2e fois de son histoire. Régner sur le trône africain est désormais à la portée des guerriers du désert. Dans tous les cas, et quelque soit l’issue de cette CAN, nous disons simplement merci avec un grand M à toute l’équipe nationale. One, two, three, viva l’Algérie.
Hocine Taïb
