Sur initiative du P/APC de Tinebdar et des comités de villages, un forum sur le thème du développement de la commune a été organisé dans la journée du samedi 23 janvier à la salle de la bibiolthèque de la commune.
Une rencontre qui a vu la participation d’élus, de députés, de sénateurs et autres parlementaires au coté d’autres responsables à l’instar du directeur de l’EPSP de Sidi Aïch le docteur Oucherif, du représentant des moudjahidines et d’associations comme celle de Abderhmane Ouaghlis et des associations des parents d’élèves. Le principal objectif de cette initiative est d’associer les parlementaires et autres responsables du corps de la santé, celui de l’éducation et autres à la croissance de la commune et reconnaître ces acteurs comme véritables partenaires de cette dynamique.
Le débat a été entamé par l’observation d’une minute de silence à la mémoire des martyrs de la révolution et ceux de la démocratie, d’emblée le maire de la commune prend la parole en rappelant que cette initiative se veut une réflexion sur les 14 points de la plate-forme de revendications pour le développement de la commune dans l’intérêt du citoyen. Le P/APC dresse un bilan de ses deux années comme premier magistrat de la commune ; « notre gestion participative a permis de venir à bout de plusieurs problèmes cruciaux qu’endure la commune à l’instar de celui de la distribution de l’eau potable, l’amélioration des conditions d’hygiène notamment avec l’élimination de plus de 14 décharges sauvages, de permettre aux écoles de bénéficier d’un chauffage central, tous les services de l’APC sont fonctionnels 6 jours sur sept et un ramassage scolaire a été assure pour les élèves de différents paliers ; concernant le secteur de l’emploi 55 postes permanents ont été crées, 16 universitaires insérés et 200 jeunes ont été recrutés dans le cadre de l’utilité publique ». Le maire passe au crible tous les problèmes de la commune et les doléances des citoyens, expliquant point par point avant de s’interroger « où sont les intérêts de la commune ? » en abordant les gisements d’argiles et de tuf qui sont exploités anarchiquement par des entreprises sans que la commune ne touche un quelconque bénéfice ; et comme l’une des caractéristiques essentielles d’un forum est son interactivité, liée au nombre de personnes qui s’y expriment, la parole a été cédée au président des comités de villages et élu APW Azzedine Tinouche qui revient sur les grands projets réalisés jusque là : la bibliothèque communal, le nouveau siège de l’APC, la salle de sport et autres projets à même d’améliorer les conditions de vie du citoyen, pour passer la parole au sénateur Zerrouati qui trouve que certains problèmes dépassent l’APC. C’est aux parlementaires de faire leur devoir et se dit qu’aujourd’hui tout le monde doit travailler dans l’intérêt du citoyen et mettre de coté les couleurs des partis et aborde lui aussi le problème de deux gisement « un bien de la commune revient avant tout à sa commune » c’est au tour de Djamel Ferdjellah de prendre la parole « c’est avec la coordination de différents élus que les projets aboutissent, c’est de notre devoir d’accompagner ces projets et explique que grâce à ces deux gisements une zone d’activité peut être créée et cela changera la sort de la commune à 80 % ». Le sénateur Salah Derradji abonde dans le même sens « les points soulevés devront privilégier un travail d’équipe et associér 16 comités de villages, une décentralisation qui a permis de gérer au mieux la commune et appelle à tendre la main aux hommes de bonne volonté, celui qui donne reçoit clame-t-il ; ces projets vont soulager le citoyen, en concluant « tant que la gestion se fait avec concertation et transparence forcement elle abouti au développement ».
Kamel Bouchocha, député a abordé dans sa prise de parole l’impact de ce genre de forum et souhaite revoir ce type d’initiatives s’élargir « elle va directement au cœur du développement » dira t-il à une assistance venue en nombre. A l’instar des autres intervenants il plaidera la nécessité d’une zone d’activité, en poursuivant « il faut enlever la couleur politique dans l’intérêt général du citoyen car l’action collectif son résultat est immédiat ».
Madame Kacher, représentante de la formation professionnel, le emboîte le pas à l’interlocuteur en abordant des points cruciaux à l’instar de celui de l’agriculture et abordera les projets financés par l’ANSEJ encourageant les jeunes femmes notamment à créer leur propre petite entreprise en s’adressant au comité de village, elle les exhortera à intégrer les femmes dans leurs démarches. Omar Lassouane, élu à l’assemblée populaire de la wilaya de Béjaïa a abordé la nécessité plus qu’absolue pour la réalisation d’un nouveau CEM dans la commune. Par la suite, les intervenants à l’unanimité ont accentué leur prise de parole sur la dynamique du premier magistrat de la commune de Tinebdar et pas le réussite de la gestion participative adoptée.
Le maire a repris la parole pour éclairer quelques points et répondre à certaines interrogations des intervenants ; en regrettant le comportement réservé à la commune de la part du DUCH de Béjaïa qui retarde l’aménagement urbain. La maire a annoncé la probable tenue d’une réunion des cadres originaires de la commune à Alger, pour permettre aux enfants de Tinebdar de prêter main forte au développement de leur commune d’origine pour passer la parole au vice président de l’APC de Sidi Mohammed, Mr Benghanem, qui a tenu à être présent considérant qu’il est de son devoir de prendre part à ce forum.
Le directeur du CFPA de la commune a constaté que le secteur de la formation professionnelle est intégré dans la plate forme de revendication ; son établissement nécessite une prise en charge particulière.
Le directeur de l’EPSP de Sidi Aïch le Dr Oucherif quand à lui admet l’état catastrophique dans lequel se trouve la polyclinique dont la fiche technique déposée par la commune a été transmise au DSP de Béjaïa afin d’améliorer la prise en charge sanitaire des citoyens de Tinebdar 7j/7 de 8 h à 18 h et l’objectif à long terme reste une polyclinique fonctionnelle 24 h/24 en soulevant un problème qu’il qualifie de grande entrave, la formation paramédical.
Souad B.
