Un village, une histoire et un patrimoine

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Du coté sud et à 10 Km environ de l’ancienne ville d’Azeffoun, se niche un village qui garde jusqu’à aujourd’hui, tous ses secrets et son histoire ; un village qui aiguise la curiosité des gens toujours affamés pour d’éventuelles découvertes et de ce qu’il incarne. Azeffoun haut est érigé sur une colline, pour y acceder, on doit emprunter un chemin serpenté. Voilà, un paysage enchanteur qui vous accueille avec ses sites archéologiques Romains.

De son versant, le regard s’échappe afin de plonger dans un infini d’horizon de la Grande bleue. Tandis que du côté Sud, c’est un tableau de montagnes et de maisonnettes que le regard scrute avec ravissement.

Du côté Ouest, toujours, c’est la belle image de l’ancienne ville qui attire notre regard ; le village offre aux visiteurs les plus beaux tableaux naturels. Ses résidants, des villageois très attachés et fidèles aux traditions et coutumes berbère, ils cultivent, toujours la terre et élèvent leur bétail ; en hiver, ils se chauffent encore avec du bois.

Azeffoun haut n’est pas seulement ce qu’il est aujourd’hui, mais c’est son passé, qui nous interpelle, son histoire bien remplie dont l’énigme demeure toujours. Sur sa surface sont visibles les ruines Romaines qui attestent de leur passage. On découvre des vestiges sous terre, de deux chambres thermiques (Hammam) avec un château d’eau pour les alimenter. Une histoire de légende est souvent répétée, celle de l’empereur romain, qui a fait monter le pari entre deux soldats, pour lui acheminer de l’eau ; celui qui le fera le premier et ce dernier, sera l’élu qui épousera sa fille. L’heureux élu était celui qui a pris le chemin de Tagmout dont les canalisations sont encore visibles aujourd’hui. De nombreux mémoires de fin d’études ont été réalisés afin de faire connaître l’histoire de ce village mais rien n’est mis en œuvre aujourd’hui ; ni fouilles, ni budget spécial pour l’entretien. Le trésor souffre en solitude en gardant pour lui tous ses secrets ; devant cet immobilisme, le mausolée du saint Sidi Abdehrmane reste le seul protecteur des lieux.

Sahnoun Karim

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