Les citoyens du village Ighil Ali, sis à deux kilomètres au nord du village Crête-Rouge, dans la commune d’El Adjiba, attendent impatiemment, le lancement des travaux du désenclavement de leur hameau. En effet, après avoir entrepris plusieurs démarches, leur doléance a finalement trouvé l’oreille attentive. Néanmoins, la joie des villageois semble se transformer en déception en raison du retard qu’accuse ce projet pour démarrer. Contrairement à ce qui se passe dans un village limitrophe, où le chantier est en voie d’achèvement. Pourtant, les deux projets ont reçu l’aval de l’administration en même temps. Tant mieux pour les citoyens de Thamra qui sont sortis de l’isolement, après de longues années de souffrance. Mais le mieux serait que les deux localités partagent conjointement ce bonheur.
Pour mieux éclaircir la situation, nous avons pris le soin de nous rapprocher du président de l’APC d’El Adjiba, qui nous déclare : “Ces deux projets décrochés ont tous les deux reçu l’aval de l’administration. Celui de Thamra a eu la décision de lancement des travaux, quant à celui d’Ighil Ali, la lenteur dans la délivrance de ce document est malheureusement inexpliquée. Les appels d’offres ont été lancés simultanément et pour ce projet, la commission des marchés a même retenu une entreprise qui le réalisera. Je me demande à qui profite cette lenteur ?”, conclut-il. Il y a lieu de signaler que ce village, dont le tableau de bord clignote à cause de toutes les insuffisances, particulièrement l’unique chemin qui mène vers le cimetière ; il est dans un état dégradé et inaccessible pour les véhicules. D’ailleurs, pour se rendre en ce lieu, la majorité des gens qui accompagnaient leurs proches lors des décès, se déplaçaient à bord d’engins agricoles. Personne ne peut s’aventurer à emprunter cette route avec un véhicule léger.
Au lieu de se pencher sur ce cas, des pratiques bureaucratiques pénalisent davantage ces paisibles citoyens.
M. Smaïl
