Dans un point de presse animé en marge de la réunion de son conseil fédéral, le premier secrétaire de cette instance politique du FFS, est revenu par le biais d’une déclaration sur l’événement politique de la semaine écoulée, à savoir l’élection du nouveau président de l’APW issue de la formation de Saïd Sadi. A ce sujet, avant de donner son avis sur cette élection, le responsable du parti d’Aït Ahmed a tenu à préciser que le choix de son parti de ne pas présenter de candidat est dicté par “le respect de l’éthique politique étant donné que nous sommes à mi-mandat, ce que le RCD n’a pas fait après l’assassinat de Aïssat Rabah, puisque ce parti a placé un candidat”. Quant à l’alliance ficelée avec le FLN, l’auteur pense qu’“elle n’obéit à aucune logique”, du fait, ajoute-t-il, que “l’APW au lieu d’être un lieu de concrétisation des besoins de la population est réduite aujourd’hui, après des alliances boiteuses, à une véritable caisse de résonance de l’Administration”.
Lors du même rendez-vous avec la presse locale, le secrétaire fédéral du FFS, a abordé d’autres sujets, cette fois-ci en relation avec ce qui se passe en termes de développement dans la wilaya.
En ce sens, il juge qu’en la matière “le malaise est profond” car avance-t-il, en prenant des exemples, “des projets accusent un énorme retard lorsqu’ils ne sont pas à l’arrêt ou tout simplement à l’abandon”. Par ces insuffisances, il cite les cas “de l’opération de l’alimentation en gaz de ville dont le programme est en deçà des espérances du stade olympique qui ne voit toujours pas le jour, ainsi que la liaison ferroviaire encore inachevée”. Pour ce qui est des collectivités locales, le représentant du FFS a mis en exergue la confiscation du pouvoir de décision au sein de l’Administration en énumérant sa main-mise sur les dotations en PCD et en projets sectoriels.
Durant le même point de presse, après avoir fait état des luttes sociales, des travailleurs caractérisés par de nombreuses grèves dans divers secteurs, le fédéral du FFS a saisi l’occasion pour dénoncer “la destruction de lieux saints dans la commune d’Aghrib et condamne énergiquement les actes de vandalisme lors de la construction d’une mosquée par une association agréée”.
Questionné sur le cas de l’église de Tizi Ouzou, le même responsable dit que “son parti est pour la liberté du culte et que les autorités sont responsables pour faire respecter ce droit”.
Enfin, en ce qui concerne la vague de radiation et les mesures disciplinaires prises par son parti à l’encontre de certains maires et élus, le chef de file des militants du FFS à Tizi Ouzou, a rappelé que “seuls trois maires ont fait l’objet de la couverture politique, tandis que les autres, ils ont fini par accepter les sanctions du parti”.
M. Haddadi
