“On crée des commissions pour noyer le poisson”

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Les 2 700 fonctionnaires sur les 16 000 que compte le secteur de l’éducation dans la wilaya de Béjaïa, auraient, selon le Syndicat national des travailleurs de l’éducation, en majorité, suivi la grève entamée depuis avant-hier. En outre et, selon le secrétaire général du bureau de wilaya du SNTE, Yacine Boudraâ, plusieurs fonctionnaires affiliés à d’autres syndicats, ont répondu favorablement à la grève pour marquer leur total accord avec les revendications socioprofessionnelles du SNTE.

La longue attente de la promulgation du nouveau régime indemnitaire et le retard dans le traitement des revendications, dont les services du ministère sont les principaux responsables selon des syndicalistes, ont fait que le Syndicat national des travailleurs de l’éducation ait décidé d’appeler à une grève de quatre jours, cela juste après la réunion infructueuse tenue lundi dernier, avec les services du ministère de l’Education nationale.

“Le ministère choisit la fuite en avant et cherche à gagner du temps.

On crée des commissions pour mieux noyer le poisson. Il y a un manque de volonté de la part de l’administration”, dira notre interlocuteur, pour justifier cette ultime décision de recourir à une grève de quatre jours.

Et de rappeler que ses revendications socioprofessionnelles n’ont pas encore eu d’échos de la part de l’administration malgré les promesses. “Nous avons appelé à cette grève car nous avons le sentiment que les services du ministère ne veulent rien faire alors qu’ils nous ont promis de rendre publiques les résolutions avant la fin du mois de septembre.

Nos revendications restent les mêmes”, déclarera Laïd Hellal, secrétaire général du bureau de wilaya de la coordination des adjoints d’éducation.

Il est utile de rappeler que la corporation des adjoints d’éducation s’est insurgée contre la décision de classification de la fonction d’adjoint d’éducation et l’impossibilité à ces derniers d’accéder à une promotion quel que soit le nombre d’années d’ancienneté.

B. B.

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