Ce n’est qu’au bout de quinze longs jours que les élèves de l’école de garçons de Aïn El Hammam-ville, retrouvent les bancs de leurs classes.
Il a fallu recourir à une marche de protestation, ponctuée par la fermeture de la mairie, pour que l’APC daigne enfin écouter les doléances des parents. La satisfaction d’une partie des revendications a conduit au retour des enfants à l’école. Le soulagement se lisait sur tous les visages, ce dimanche matin. Les enseignants retrouvent leurs élèves avec le sourire malgré leur inquiétude. Un sentiment qu’ils partagent avec les parents qui se demandent de quelle manière les maîtres devront opérer pour rattraper le temps perdu. « Le temps perdu ne se rattrape jamais. Nous espérons surtout que le programme sera achevé à temps pour les classes d’examen », souligne un parent qui pense utile de préciser que « la grève était un passage obligé car personne ne voulait nous écouter ».
Des travaux comme nous l’avons rapporté, il y a quelques jours, avaient été entrepris dans l’urgence, en gage de bonne volonté envers les écoliers. Si la construction d’un préau demande un certain temps, le problème du chauffage et de l’accès à la Maison de jeunes semblent réglés. « On aurait pu nous éviter d’arriver à une situation extrême que ni les enseignants ni les parents ne souhaitaient », nous confie un membre du collectif.
C’est à croire que le décret 10-04, qui insiste sur l’amélioration des conditions de scolarisation n’est que de l’encre sur du papier. Personne, sous quelque prétexte que ce soit, n’a le droit de priver d’école, ne serait-ce que pour une journée, des enfants de cet âge-là. L’essentiel, dirons-nous, est que le conflit s’achève à l’avantage des élèves.
A. O. T.
