En effet, les parents d’élèves qui nous ont contacté sont très inquiets quant à l’avenir de la scolarité de leurs enfants. Il faut dire que le secteur de l’éducation dans la localité de Maâtkas a connu au moins six débrayages depuis le mois d’octobre seulement. Il est à rappeler qu’au lycée technique en particulier ce sont les lycéens qui mènent le bal en réclamant de bénéficier de la demi-pension car les gargotiers avoisinants ont été fermés par les services concernés pour non conformité au règlement.
Puis, ce sont les citoyens de Bouhamdoune qui n’ont trouvé d’autre solution pour se faire entendre par les autorités locales que de fermer la route menant au lycée. Le CNAPEST, l’UNPEF et l’UGTA ont tous également appelé à des débrayages. La grève du CNAPEST a, faut-il le rappeler, bloqué les lycéens pendant près d’un mois. Il en est de même pour l’UNPEF. Avec ces grèves cycliques et rituelles, les parents sont dans leur droit de se poser des questions. Un d’entre eux relèvera : « Depuis le début de l’année nos enfants n’ont eu qu’un seul mois de cours. Avec ces grèves qui tentent se ritualiser, l’année blanche se dessine concrètement. Nos enfants sont pris en otage par les responsables et les profs. L’intérêt des élèves n’inquiète personne ».
Hocine Taib
