Malgré que la commune De Timezrit, ait déjà bénéficié de logements sociaux ces dernières années, il n’en demeure pas mois que les autorités locales de la dite municipalité sont confrontés à un énorme déficit en unités d’habitations. En effet, peuplée de 32 000 habitants, éparpillées sur plus de 34 villages épars, dont la majorité est située en zone rurale et enclavées et ne comportant même pas le strict minimum de commodité.
Ceci, pousse les habitants de ces hameaux à l’exode vers des agglomérations plus importantes, ou carrément vers les grandes villes, telles qu’El Kseur, Sidi Aïch et Bgayet. Alors que ceux qui ne peuvent pas, par manque de moyens financiers, louer ou acheter un logement, notamment les jeunes, continuent à subir tous les aléas du manque de moyens de transport de leur village vers le chef-lieu sans oublier bien sur ceux de dame nature, surtout durant la saison de l’hiver, où ils sont obligés de se lever avant l’aube et affronter la pluie, le froid et certaines la neige à l’exemple de ceux résidant à Amssionne.
Actuellement la commune est confrontée à une forte demande en logements qui dépasse largement le millier, avec au minimum une moitié recevable, alors que les quotas alloués sont dérisoires et ne dépassant pas la cinquantaine.
D’ailleurs, il suffit de voir l’engouement qu’à connu le lancement de l’opération d’aménagement et extension pour se faire une idée sur la complexité du problème.
Rien qu’à la deuxième semaine, du lancement de ladite opération, le service de l’urbanisme de la commune a enregistré plus de 500 dossiers déposés. Pourtant la majorité de la population locale à l’instar des autres régions rurales, ayant en leur sein plusieurs émigrés et retraités de l’hexagone, ne sollicite presque jamais l’aide de l’Etat, donc le problème se pose uniquement au niveau des couches défavorisées.
Ainsi, les autorités locales, se doivent d’être à cheval, vis-à-vis des pseudo nécessiteux qui ont bénéficié de logements sociaux qui, en véritables businessmen ont trouvé un créneau juteux en sous louant aux véritables nécessiteux moyennement un loyer allant de 7 000 à 10 000 DA par mois, en créant une commission chargée de la vérification des occupants et « rendre à César ce qui qui appartient à César » en établissant des baux de location aux occupants et sanctionner par voie de justice « les escrocs » car il y va de la crédibilité de l’Etat. Sinon, le citoyen demeurera toujours méfiant envers les autorités locales, et ne croira jamais en la justice de son pays.
B. R.
