La salle de soins réhabilitée

Zone rurale enclavée à caractère agro–pastorale, avec de nombreuses carences en matières d’infrastructures d’accueil et de services publics, la commune de Hajra Zerga a toujours vécu cela par le passé. Ces lacunes persistent encore mais les pouvoirs publics tentent de colmater les brèches par la mise en place des programmes spécifiques à même de venir à bout de ces manques dont souffrent quotidiennement les citoyens et les habitants de cette localité. Parmi ces programmes celui des Hauts Plateaux. C’est dans l’optique de désenclavement de cette région, que plusieurs projets ont été inscrits, au profit de cette localité à l’image du secteur de la santé. En effet, l’une des salles de soins, limitrophe de la zaouia de Belamouri, a bénéficié d’une enveloppe financière pour sa réhabilitation. Ouverte dans les années 90, des travaux de réfection ont été plus que nécessaires pour la structure.

Chose qui a été faite au courant du second semestre de l’année 2009. Après avoir consommé une somme de 229 millions de centimes en deux mois de travaux, elle a été réouverte à la consultation au courant du mois d’octobre de l’année passée. Depuis deux mois, ladite structure est dotée des équipements ; d’un personnel médical nécessaire à la bonne marche de cette salle de soins, à l’image d’un médecin, d’un dentiste et des infirmiers, elle a été réouverte à la consultation pour quelque 200 familles de la localité. Même si elle ne reçoit pas beaucoup de malades, elle reste sans aucun doute de grande utilité pour les habitants de la localité qui s’y rendent pour les injections, et en particulier les femmes enceintes selon les dires du personnel sur place. Outre les services rendus aux résidants, il en va de même aux personnes visiteuses se déplacant à la zaouia. Seulement, même si ces structures existent au niveau de cette commune (au fait, il en existe deux salles de soins), selon les citoyens interrogés : « Il est urgent d’inscrire une polyclinique car la majorité des malades, chroniques ou graves nécessitent leur transfert vers les grands hôpitaux, celui de SEG, ou ceux de la localité de Sidi Aissa. Ce n’est pas toujours évident sans grandes tracasseries et diverses contraintes » ont-ils tenu à révéler.

F. K.