Rassemblement demain des blouses blanches devant le ministère de la Santé

En effet, le Syndicat national des praticiens spécialistes de la santé publique (SNPSSP) et le Syndicat national des praticiens de la santé publique (SNPSP), ont appelé samedi dernier à un rassemblement demain, devant le siège du ministère de la Santé. Le président du SNPSSP, le docteur Mohamed Yousfi, a tenu à dénoncer tous les moyens mis pour réprimer leur marche sur la présidence de la République. « L’enceinte du CHU Mustapha-Pacha a été violée par les brigades antiémeute », a tonné notre interlocuteur. Celui-ci a appelé les pouvoirs publics à appliquer la prime d’intéressement avec effet rétroactif à partir de janvier 2008. Cette prime, faut-il le signaler, qui concerne 400 spécialistes sur un nombre total de 8 500, n’a pas été versée depuis maintenant huit ans. « Le montant global réclamé ne dépasse pas 100 millions de DA », a-t-il affirmé. « La prime d’intéressement est l’une des revendications qui a poussé notre syndicat à monter au créneau en optant pour une grève illimitée pour faire valoir nos doléances », a pesté la même source. Tout en maintenant la grève dans sa forme ouverte, avec un service minimum à assurer dans des situations d’urgences médicales, le SNPSP réitère sa disponibilité au dialogue. Il réinterpelle dans ce contexte, les plus hautes autorités du pays pour « intervenir et s’investir positivement dans la solution des problèmes récurrents du secteur public de la santé pour le bien-être du citoyen ». Enumérant ses revendications, le SNPSP cite notamment « la promulgation du statut particulier dans sa forme négociée et ratifiée en commission mixte (ministère-SNPSP) le 30 mars 2008 et la mise en place d’une commission mixte pour le régime indemnitaire. Il s’agit également de l’aménagement et de la répartition des horaires de travail de la semaine dans le secteur de la Fonction publique (repos hebdomadaire) ». Il réclame également l’élargissement, au profit du praticien généraliste, du droit à la procédure de cessibilité pour le logement de fonction à l’instar des autres corps de la Fonction publique, ainsi que la levée de toutes les situations d’entrave au libre exercice du droit syndical.

Lemya Ouchenir