Qu’attend donc l’autorité concernée par le projet portant dotation du village
Aït Abdelmoumène, le plus peuplé des villages de la commune de Tizi n’Tleta, de la technologie Internet, pour lancer l’opération et en faire bénéficier les neuf mille habitants de ce village.
La situation s’apparente vraisemblablement au paradoxe de Loch Ness où les différentes parties (responsables) se jettent la « responsabilité », sèment le doute au point de remettre en cause l’existence même d’une volonté de concrétiser le projet.
Et ce n’est certainement pas le motif de la sécurité du matériel, installé depuis des mois ou même le saccage des lignes téléphoniques qui poseraient un problème, puisque des localités comme les chefs-lieux de certaines communes connaissent les mêmes phénomènes de « vols » et autres actes de sabotage.
« Je suis vraiment désolé de voir un tel mépris envers la population de ce village martyr sans téléphone depuis plusieurs semaines. Le problème ne semble guère inquiéter les responsables. Pourtant, des solutions existent bel et bien ! », déplore un citoyen du village Aït Abdelmoumène, reçu à notre rédaction. Le matériel nécessaire au lancement de la « fibre » est installé depuis plusieurs mois au niveau de la poste du village.
Des tests concluants ont été effectués avec réussite « mais l’Internet n’est toujours pas disponible! ». S’indigne notre interlocuteur. Pour ce dernier, le besoin se fait de plus en plus sentir. « Les jeunes du village sont contraints à parcourir plusieurs kilomètres pour naviguer et surfer sur la toile, à Souk El Tenine ou Tizi n’Tleta. C’est vraiment malheureux, alors que le village dispose du matériel adéquat », ajoute-t-il.
Pour le réseau téléphonique, la sécurisation du matériel pour la réalisation d’une « chambre » qui abritera la région est plus que nécessaire.
Rencontré au chef-lieu de daïra des Ouadhias où il a participé à une réunion de travail, un haut cadre d’Algérie Télécom s’est confié à notre journal et s’est dit « étonné » d’entendre qu’Aït Abdelmoumène n’est pas encore « connecté » à Internet avant de rassurer la population que le problème sera « bientôt » pris en charge. A bon entendeur…
Z. M.
