Gel des activités de médecine générale

Suite au mot d’ordre émanant de leur syndicat, les médecins généralistes de l’hôpital de Aïn El Hammam ont adhéré en masse au mouvement de grève, à compter du dimanche 07 février. Lors de notre passage au pavillon des urgences, nous avons pu nous rendre compte que l’activité habituelle est réduite, au strict minimum.

Les trois médecins de garde, en tenue de travail, faut-il le préciser, nous ont spécifié qu’ils ne peuvent déserter un service aussi sensible. Cependant « nous ne prenons en charge que des cas jugés graves », affirme un praticien qui nous apprend que tous les généralistes « sont en grève jusqu’à nouvel ordre ». Les malades hospitalisés ne ressentent, tout de même pas, les conséquences de la grève, vu que des soins leur sont prodigués normalement. Les répercutions se font ressentir, surtout, au niveau des consultations externes. Si le service d’hémodialayse continue à recevoir les insuffisants rénaux, celui destiné au contrôle des diabétiques est demeuré porte close.

Ce qui ne va pas sans provoquer un certain embarras aux malades venus pour le contrôle habituel. Certains patients doivent en effet, se présenter souvent à l’hôpital « pour équilibrer leur état », indique un infirmier.

Par ailleurs, c’est alors de ces consultations périodiques que le médecin leur délivre une ordonnance leur permettant de s’approvisionner en médicaments. Sans l’avis du praticien de l’hôpital, les pharmacies ne délivrent pas de traitements pour cette catégorie de malades. Il reste à espérer que les cas critiques seraient pris en charge par les services des urgences.

Conscients des désagréments que cette situation ne manquera pas de générer, les médecins grévistes ont, dans le communiqué placardé sur les murs de l’hôpital, pris la précaution de s’excuser « auprès de nos concitoyens pour les désagréments causés et comptons sur votre solidarité et votre compréhension », terminent-t-ils.

A. O. T.