En effet, dans une requête adressée au directeur de l’académie dont nous détenons une copie, le collectif des lycéens d’Adekar agite la menace d’observer un rassemblement devant le siège de la Direction de l’education dans les tous prochains jours sans toutefois fixer une date précise pour exiger une fois encore la satisfaction de la plate-forme de leur établissement. Au fait, selon un membre dudit collectif, les autorités concernées directement par ce problème qui n’a que trop duré, n’ont daigné rien faire, surtout après la dernière contestation ayant vu le blocage de la RN12 par les lycéens durant toute une journée. De plus, selon les scolarisés de cet établissement, la tutelle continue à faire la sourde oreille vis-à-vis de leurs doléances.
Les rédacteurs du document ont surtout mis l’accent sur les conditions matérielles, à savoir la réparation des chauffages, plus particulièrement ceux des salles de cours. L’amélioration des conditions d’hébergement des 45 élèves évoluant au sein de cet édifice sous le régime de l’internat, n’est pas des moindres quand on sait que les dortoirs sont dépourvus de chauffages et les résistances électriques sont strictement interdites par l’administration du lycée. Un groupe électrogène est largement souhaité. Abordant le volet pédagogique et encadrement, les signataires de cette pétition demandent l’affectation urgente d’un directeur d’établissement, car ce poste demeure vacant depuis déjà des mois. De même que le renforcement de l’effectif chargé de l’encadrement des élèves à l’extérieur des salles de cours, à l’exemple des maîtres d’internat et d’adjoints d’éducations.
« Ces derniers ne dépassent pas le nombre de 4 surveillants qui assurent l’encadrement de 927 élèves scolarisés alors que la réglementation dans ce cadre-là parle d’un agent pour chaque centaine d’élèves », tient à souligner un représentant des élèves du secondaire. Sur place, nous avons pu constater un enivrement qui visiblement ne laisse guère espérer grand-chose quant à un bon niveau scolaire des lycéens et un taux de réussite à vanter. En conséquence « du moment que les conditions d’études sont dégradées, que les chances de réussite sont compromises, il nous échoit de porter les problèmes sur la scène publique », dira un représentant des élèves.
En somme, malgré les promesses des autorités concernées, à chaque fois qu’il y a contestation, les lycéens d’Adekar, aussi déterminés que jamais, projettent d’ores et déjà d’autres actions sur le terrain dans les prochains jours.
Mohamed Haddad
