Pluies salvatrices en attendant “amerdhil”

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Si certains sont contrariés dans leurs dessins, par le mauvais temps, d’autres voient, en cette abondance d’eau, un bienfait de la nature, venu éloigner le spectre de la sécheresse. Il faut dire que l’absence de grandes chutes de neige et les pluies relativement faibles, enregistrées jusqu’à maintenant, avaient commencé à inquiéter les agriculteurs.

Le retour de la pluie et de la neige, ces derniers jours, leur a redonné un peu de baume au cœur, eux qui voyaient déjà la saison agricole compromise. En effet, le merisier avait fleuri, bien avant l’heure, à cause des températures plutôt clémentes, du mois de janvier. “Pour que la terre soit gorgée d’eau, en prévision de l’été, il n’y a pas mieux que la neige dont l’eau pénètre doucement le sol”, disent les paysans, commentant “cette bénédiction de Dieu”.

Ils savent que sans un hiver très humide, ils seront obligés de nourrir leur bétail avec du foin dont les prix, déjà élevés, ne manqueront pas de monter. Par ailleurs, les figues, le raisin et autres fruits locaux ne foisonnent que grâce à l’abondance de pluie. Cependant, malgré le déficit enregistré, l’espoir est toujours permis puisque la période pluvieuse est encore longue. Si Yennayer n’a pas produit l’effet attendu, nous espérons que, comme dans la fable bien connue de chez nous, “amerdhil” ne ratera pas l’occasion de se rattraper.

Ainsi, cette période du calendrier agricole berbère, qui doit débuter le 18 février, réputée d’ailleurs pour son froid intense, ne manquera pas, comme chaque année, d’arroser copieusement la terre.

A. O. T.

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