Le sort réservé au programme des 100 locaux par commune continue de susciter moult interrogations. Les bénéficiaires des différentes aides à l’emploi de jeunes se demandent, en effet, pourquoi la plupart des ces locaux ont été réalisés dans des endroits presque déserts, inhabités ou éloignés des agglomérations. Nonobstant le fait que la plupart de ces locaux sont distribués à qui de droit, il n’en demeure pas moins qu’un bon nombre d’entre eux sont toujours clos, et ce à cause de leur situation, jugée ‘’peu commode’’ par les bénéficiaires, à l’exemple des 20 locaux commerciaux érigés au chef-lieu communal de Tamokra, au lieu-dit Tamâamart. « Quelle activité artisanale pouvait-on exercer dans un endroit pareil, où il y a peu d’habitants et de clients potentiels? », s’interroge un jeune investisseur qui a bénéficié d’un local qu’il ne peut l’exploiter «à cause de son éloignement de l’agglomération», souligne-t-il. Les lieux offrent une vue désolante et les quelques jeunes téméraires qui y exploitent leurs locaux ne le font pas de façon régulière à cause de la situation peu reluisante des lieux. Ceux-ci se trouvent en proie à l’envahissement des détritus et les déchets. Ces locaux ne bénéficient pas de travaux d’entretien et de gardiennage, d’où l’état déliquescent dans lequel ils se trouvent. Selon nos sources, l’implantation de ces 20 locaux commerciaux à cet endroit isolé du chef-lieu avait « obéit » à la rareté des poches foncières. « Nous étions obligés de construire ces locaux ici, car nous n’avions pas d’autres endroits. Si nous n’avions pas procédé ainsi, notre commune n’aurait jamais bénéficié de ces locaux. Et encore, il nous reste 80 autres à réaliser. Mais cela reste improbable, car les terrains manquent cruellement ici », argue un cadre de la localité.
S. Y.
