Le chef-lieu de la commune de Ain Zaouia connaît une certaine inertie dans tout ce qui a une relation avec les activités des jeunes, une situation qui tend à s’éterniser en l’absence de toute initiative à même de répondre à l’attente des jeunes. En effet, mis à part les quelques activités qui sont du ressort de la maison, toutefois insuffisantes au vu de leurs natures pour structurer une jeunesse déjà confrontée au chômage, en l’absence de perspectives, rien ne se profile à l’horizon pour affirmer que nous sommes dans un centre urbain, de surcroît promis à un passé très récent à connaître une évolution, du moins après les extensions opérées à l’intérieur de la zone urbaine et sa périphérie. De ce fait, la situation n’est guerre reluisante du point de vue de la prise en charge des jeunes, au demeurant livrés à eux même du moment que ce versant de la commune est privé de tout cadre associatif depuis maintenant plus d’une décennie, soit la période qui a succédé à la dissolution du club sportif amateur de la localité. A cette époque là, grâce à l’apport d’anciens sportifs, plus particulièrement les footballeurs issus des générations sur lesquels comptaient des clubs comme la DC Boghni, l’ESDEM et bien d’autres, les jeunes arrivaient à surpasser leurs difficultés et à s’épanouir par le biais du sport.
Sur un autre plan, il y’avait aussi cet intérêt des autorités locales à soutenir les actions initiées par les jeunes, une attitude qui tend à disparaître ces dernières années pour des raisons liées surtout à la conjoncture économique dans la région mais surtout sécuritaire, d’autant plus que Ain Zaouia a connu des moments difficiles, faisant d’elle à un certain moment une plaque tournante d’attentats terroristes, ce qui a entraîné un redéploiement des forces de l’ANP notamment à proximité du stade communal, un fait même s’il est justifie a quand même handicapé la relance du sport dans la localité. Donc, il ne reste pas grand chose pour les jeunes face à l’insouciance des autorités, peut être préoccupés par des aspects en relation avec l’amélioration du cadre de vie à travers des projets de développement local. En somme, il est plus que jamais nécessaire de relancer le mouvement associatif au chef-lieu avant que toute une génération ne soit sacrifiée surtout lorsque l’on sait qu’elle est en proie à des fléaux sociaux, pour cela, il faudra que les bonnes volontés s’expriment à coté des autorités locales dont le rôle n’est plus à présenter lorsqu’il s’agit de défendre l’intérêt de la communauté urbaine de Ain Zaouia.
M. Haddadi
