Dès l’entame de la route qui desserve le côté sud de l’ancienne ville, des grues au ciel qui affichent et annoncent toutes les transformations afin que la forêt de jadis devienne nouvelle-ville. Depuis plus d’une décennie, des chantiers sont mis en place pour des réalisations de toutes œuvres diverses soit des constructions administratives des habitations…
Aujourd’hui, avec l’implantation du centre de formation professionnel, le nouveau CEM Base 7 et l’unité de la Protection civile sont opérationnels tout en offrant l’aspect viable au lotissement sinon c’est le marasme total dans un éternel chantier sans frontières. Juste à l’entame du lotissement des logements LSP 92 fraîchement habité après l’insistance de leurs acquéreurs, des locaux communaux tout prêts à voir leurs distributions, mais restent toujours en attente de parachèvement. L’hôpital, ce bijou dont les citoyens rêvent de voir un jour ses portes ouvertes afin d’épargner certains patients de déplacements pour des consultations spécialisées, ce dernier tarde à voir le jour ; la cité de recasement des habitants de l’ex-cité pépinière qui vit au rythme de souffrances quotidiennes véhiculées par des manques de conditions de vie paisible, un réseau d’assainissement non raccordé à la principale conduite qui laisse les égouts déversés à ciel ouvert, un réseau AEP bricolé avec des pannes quotidiennes, un éclairage public défaillant, une boue qui dicte toutes ses lois vu l’état dégradé et non goudronné de la route. Le lotissement d’extension d’Aït Naïm lui aussi subit le même diktat des manques, une piste non bitumée et dans son cas aussi baigne dans le bricolage. Sur maquette, un eden mais dans son état actuel un enfer sur terre. Une absence totale d’éclairage public tout au long de la route, la voie devient aussi un cours d’eau à la tombée des pluies causé par l’absence de canalisations d’évacuations et la défaillance de tous les ouvrages busés… A cela s’ajoute des égouts qui se déversent à ciel ouvert. Les propriétaires des logements LSP s’interrogent dans quel état retrouveront-ils leurs appartements avec l’attribution de chaque numéro pour son acquéreur. Un résidant des lieux nous déclare : « Azeffoun c’est pas uniquement le front de mer pour qui toutes les attentions sont accordées et réservées mais c’est le grand défaut de fonctionnement de l’éclairage ; et la boue causée par le non goudronnement des pistes, l’isolement par la non disponibilité du réseau téléphonique, ajouté à cela, aucun quartier ne dispose d’une aire de jeu ni d’un espace vert ». Il continue : « J’ai un seul mot à dire, le développement de la région passe d’abord par l’amélioration du quotidien de vie des Ivahriyens, il faut des lieux de loisirs qui véhiculeront les avantages du potentiel touristique ». Avec tout le marasme dans lequel baigne toutes les infrastructures achevées non inaugurées telles que l’hôpital, les locaux communaux, les logements LSP la crèche communale et la bibliothèque, Azeffoun retient toujours son souffle, celui d’une agglomération côtière dans l’attente des grands jours.
Sahnoune Karim
