Comme il fallait s’y attendre, l’augmentation du prix du sucre, produit qui n’a pas connu de baisse depuis l’an dernier, allait avoir des retombées sur tous les produits ayant pour base cet ingrédient. Dès hier matin, de nouveaux tarifs sont affichés sur les devantures des cafés. Ainsi, une tasse de café passe de 15 DA à 20 DA, un verre de thé de dix à quinze dinars, une bouteille de N’gaouas de trente à trente cinq dinars, et bien sût toutes les autres boissons ont subi une hausse de 5 dinars. En somme, 25% d’augmentation. Les gérants des cafés justifient cette augmentation par le fait que le kilo de sucre coûte, désormais, entre quatre vingt dix dianrs et cent dinars. Les consommateurs commencent à bouder les cafés. “Imaginez que vous vous attablez à quatre, vous allez régler une facture trop sucrée. Pas moins de cent vingt dinars. Et avec l’érosion du pouvoir d’achat, faites les comptes”, nous dit un habitué d’un café du centre-ville. Si les gérants de ces commerces s’étaient entendus sur cette hausse, ceux des pâtisseries et des gâteaux orientaux ne tarderaient par à revoir leurs tarifs quand on sait qu’ils utilisent le sucre et ses dérivés en grande quantité “je pense qu’il est temps que chaque consommateur ait dans sa poche du sucre. Sinon le tarif sera fixé en fonction du nombre de cuillerées de sucre utilisé”, ironise ce jeune chômeur qui se contente de se partager une tasse de café avec d’autres chômeurs comme lui. Les consommateurs savent maintenant que ces tarifs ne seraient pas revus à la baisse même si le prix du sucre baisserait. “Chez nous, il n’y a plus de baisse”, ajoute une autres personne qui pense qu’il arrivera le jour où l’on paiera même l’air que nous respirons.
Amar Ouramdane
