Un espace de concertation et d’échange, selon le ministre

Désormais l’université de la communauté nationale à l’étranger sera permanente et thématique, c’est du moins ce qui est sorti hier des déclarations de ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Communauté nationale à l’étranger, Djamel Ould Abbès, lors de l’ouverture officielle des travaux de la 2e université de la communauté nationale à l’étranger, qui se tient actuellement à la wilaya d’ El-Oued. Le thème de cette rencontre est : »Femmes et développement : quelle approche solidaire et participative ». Etaient présents le premier jour, une panoplie de participants, notamment des représentants de différentes associations de notre communauté étrangère, ainsi que les officiels de cette wilaya à leur tête le wali. En outre, il est à rappeler que cette manifestation de quatre jours regroupe quelque 400 participants dont des experts nationaux venus d’Europe et du Maghreb, aux côtés des chercheurs et d’universitaires nationaux. Des représentants des ministères de la PME-PMI, de l’Agriculture et de l’Enseignement supérieur sont intervenus à cette rencontre pour enrichir la réflexion sur le thème de la femme et du développement.

Rendre hommage à la femme pour le rôle qu’elle a joué dans les mutations de la société, promouvoir ce rôle et renforcer sa participation dans la vie publique figurent parmi les objectifs retenus, dira le ministre.

En outre, cette université qui revêt un caractère permanent, a aussi pour but d’identifier les problèmes de la femme et envisager des solutions afin d’aboutir à sa pleine participation au développement du pays, a ajouté le conférencier. Une occasion qui se veut comme un espace de concertation et d’échange, en vue notamment de consolider l’esprit de solidarité avec la communauté nationale vivant à l’étranger et réaffirmer les liens séculaires, qui n’ont jamais été rompus, a estimé le ministre.

Il est à souligner également que la manifestation a pour objectif, de permettre aux compétences algériennes nées à l’étranger, de créer des passerelles avec leurs homologues en Algérie, pour évaluer les progrès réalisés par les femmes.

Un programme riche d’activités…

S’agissant du déroulement des travaux, 88 communications, dans le cadre de sessions plénières et de forums, en plus de 4 ateliers qui traiteront essentiellement de la participation de la femme à la vie sociale, culturelle et économique, sont au programme de cette université. Les femmes immigrées : « la difficulté, la diversité et la richesse », « La femme face à l’immigration clandestine », « Femme et cohésion sociale » et « Les outils d’accompagnement vers l’insertion professionnelle des femmes » sont quelques axes ciblés par les communications de cette rencontre.

Il convient de savoir que les participants à cet espace de concertation auront pour mission de formuler des propositions et d’émettre des avis sur tous les aspects concernant le rôle de la femme dans le développement. Par ailleurs, des activités culturelles telle qu’une exposition-vente des produits réalisés par des microentreprises ayant bénéficié du dispositif de l’Agence nationale de gestion de microcrédit (ANGEM), sont au menu de cette manifestation.

Enfin, il convient de rappeler que l’élection des membres du Conseil national consultatif de la communauté nationale établie à l’étranger aura lieu le mois de mars prochain.

Yahia Maouchi