Deux journées d’étude des revendications seront au menu

La Coordination nationale du Conseil national des enseignants du supérieur (CNES), se réunira pour deux journées d’étude, les 9 et 10 mars prochains à la maison des syndicats à Alger. A noter que ces deux journées auront lieu à la suite d’une information, concernant la décision de la cour administrative de se déclarer incompétente après la plainte introduite par la section CNES de l’université de Mascara, vu le refus du recteur de laisser se dérouler une AG. Il y a lieu de signaler que « cette coordination a proposé aux assemblés générales (AG), la tenue de ces journées de protestation en commun avec les organisateurs syndicales des syndicats de l’éducation nationale, et ce, dans le but de tester leur mobilisation. Elle demande aux AG de s’exprimer sur cette question sachant que la question des indemnités reste pendante et qu’il n’est pas dans l’intérêt des enseignants du supérieur de se taire encore plus sur cette question », a affirmé le CNES dans un communiqué rendu public hier.

Selon la même source, cette coordination a débattu les préparatifs de ces deux journées d’étude. Elle a également finalisé la proposition d’un texte qui compterait les différents axes à soumettre au débat, lors de ces deux journées. Ce texte sera ordonné, faut-il le signaler, pour être envoyé aux différentes sections. Cette coordination a, par ailleurs, établi la liste des intervenants et a fait rappeler les collègues afin de finaliser le programme des journées d’études. « Notre collègue de l’ENSA (ex-INA) a été chargé de rester en contact avec nos amis du Snapap, pour prendre en charge la question logistique », a précisé le communiqué. Rappelons toutefois que les débats sur la situation organique au sein des AG, montre d’une part, l’attachement des enseignants au CNES. D’autre part, ils expriment leur crainte de voir les autorités empêcher toute initiative ayant pour but de relancer une ligne syndicale démocratique et revendicative.

Le communiqué a ajouté que cette position syndicale, qui a duré plus de trois ans, ne règle en rien le problème, sauf si les collègues enseignants se décident à mener ensemble leurs actions syndicales. Pétition pour enlever la légitimité à l’actuelle direction du CNES et les journées de protestation ou intervention des enseignants, lors des réunions des instances du CNES sont entre autres, les actions de cette coordination syndicale.

A travers le communiqué, cette coordination montre ainsi la confusion entre la « légitimité » sur laquelle le coordination a déjà gagné, et la question de la légalité. Cette dernière est externe et exige une pression et un rapport de force à la mesure de l’enjeu qu’est la relance d’une activité syndicale au sein de l’université.

M. A. Yahoui