Sera-t-il baptisé ce 19 mars ?

Partager

De nos jours, on n’entend pas souvent des baptisations des édifices publics à l’occasion des fêtes notamment nationales. A Aït Yahia Moussa, deux établissements scolaires mis en service ces dernières années, à savoir le CEM d’Iâllalen et le lycée du chef-lieu l’ex-Oued Ksari attendent toujours de porter des noms. Pour le lycée, on croit savoir qu’il sera baptisé au nom de Krim Belkacem, le signataire des accords d’Evian, grand héros de la Révolution algérienne, natif de Tizra Aïssa. Les associations de la région réclament à chaque fois qu’on lui donne le nom de ce lycée. “C’est dans nos objectifs. Nous avons formulé des demandes à ce sujet”, nous a déclaré M. Omar Moussi, président de l’association “Les amis de Krim Belkacem”. Notons que dans cette commune, aucun édifice ne porte encore le nom du Lion des djebels excepté une partie de la RN25 traversant le chef-lieu qui porte “Boulevard Krim Belkacem”.

Ce dernier est absent chez lui alors qu’ailleurs on a baptisé en son nom un lycée à Draâ Ben Khedda, un hôpital à Draâ El Mizan, et un boulevard à Tizi Ouzou.

Les citoyens de cette municipalité espérent que ce 19 mars qui coïncide avec le quarante-huitième anniversaire de la signature des accords d’Evian, le nom de Krim Belkacem brillera sur le lycée d’Aït Yahia Moussa.

En plus, il est toujours attendu qu’un colloque international soit tenu sur le parcours de ce grand homme. “On fera tout pour réussir un tel événement. C’est un colloque qui sera à la hauteur de Krim Belkacem dont le nom est connu dans le monde entier”, nous a fait savoir un autre membre de ladite association. Alors qu’il faut rappeler que le monument destiné aux cinq colonels (Krim Belkacem, Amar Ouamrane, Ali Mellah, Salah Zamoum et Slimane Dhilès encore en vie) prévu à Draâ El Mizan n’a pas encore vu le jour à tel point qu’on croirait que le projet relèverait d’une autre ère. Et pourtant, le 5 juillet 1999, la première pierre a été officiellement posée dans un terrain tout près du cimetière chrétien en présence des autorités locales d’alors, du ministre des Moudjahidine et le président de l’ONM, aujourd’hui affecté à la réalisation de locaux commerciaux relevant du projet de cent locaux par commune. Quant au deuxième site où est lancé le projet, il serait boudé par tous, c’est pourquoi les travaux n’avançaient pas.

Amar Ouramdane

Partager