Cette fois, la contestation n’est pas d’ordre pédagogique et ne concerne point, le volet des rémunérations, mais elle émane de ces centaines de “malheureux” candidats au concours de titularisation et qui n’ont pu être admis pour, disent-ils, un barème de notation “improbable et inadéquat”. L’enseignement de tamazight dans la wilaya de Tizi-ouzou semble en passe de vivre une “nouvelle” tempête. De ce fait, un collectif d’enseignants contractuels de la langue et culture amazighes s’est rapidement constitué pour se mobiliser contre l’écartement de plusieurs dizaines d’entre eux de poste d’enseignant titulaire. “Ce que nous voulons dénoncer, c’est que lors du concours organisé par la direction de l’éducation de Tizi-ouzou, les barèmes et critères de notation nous ont semblés aussi rigides qu’injustes, car c’est à cause de ces paramètres que nombreux d’entre nous, dont les compétences ne sont plus à prouver, n’ont pu accéder au statut de titulaire en dépit de leur longues années d’expérience…”, nous disaient hier quelques enseignants de ce même collectif. Ce qui les chiffonne plus particulièrement, avons-nous constaté, c’est le fait que la Fonction publique ne prend en compte que le relevé de note de la quatrième année universitaire au détriment de l’expérience acquise dans les salles de classe. Ces relevés, nous dit-on encore, sont variables selon les sessions, car ils peuvent être plafonnés à une certaine note en fonction de critères très changeants c’est pourquoi, certains candidats titulaires de licence obtenue durant les sessions 2004 ou 2005 se sont retrouvés victimes de cette notation. Aussi, il y a lieu de signaler que même les contrats de travail qu’ont signé ces contractuels ne sont pas pris en considération, leur durée n’excédant pas les 90 jours, or le paradoxe est que la Fonction publique ne reconnaît dans son barème de notation, que les contrats de plus de 90 jours ! En conséquent, ajoutent nos interlocuteurs, le collectif des enseignants contractuels de tamazight à Tizi-Ouzou invite les autorités et structures concernées à Tizi-Ouzou de revoir le barème de notation. Faute de quoi, précisent-ils, tous les moyens pacifiques seront mis en œuvre pour faire valoir leur droit. L’on chuchote d’ores et déjà que des actions publiques de protestations seront exécutées incessamment. Le sit-in et les grèves de la faim semblent figurer au menu des enseignants contestataires.
Ahmed B.
