Accompagné de pas moins de 15 ministres, M. Sellal a achevé avant-hier (jeudi), sa visite de travail dans la wilaya de Tipasa, 48ème et dernière étape de son périple national qui lui a permis de s’enquérir de visu des résultats du programme de développement, non sans avoir inspecté et mis en service différentes réalisations, lancées ces dernières années, avant d’aller à la rencontre des citoyens, des élus et des responsables locaux au niveau de la salle des conférences de la wilaya.
De notre envoyé spécial à Tipasa : Ferhat Zafane
D’emblée, le Premier ministre, qui semblait serein, a averti que le président Bouteflika «n’a pas besoin de faire sa campagne électorale». Si son passé parle aisément en sa faveur en ce sens que «c’est un homme qui s’est sacrifié pour l’Algérie depuis son enfance». L’hôte de la perle de la méditerranée a ajouté que «son aura et ses réalisations plaident largement pour lui». Et s’il pouvait aisément se passer de faire sa campagne électorale, lui qui est candidat à sa propre succession, c’est parce que, selon Sellal, «le peuple le connaît parfaitement». Toujours à propos des déclarations tendant à faire croire que le Premier ministre serait en train de mener campagne pour le président-candidat, moyennant des dividendes pour l’après 17 avril, la réponse du Premier ministre sera sèche : «Non, je ne demande rien», a-t-il fait savoir avec sa sincérité coutumière.
L’élection présidentielle sera transparente !
Actualité oblige et à l’approche des élections présidentielles, le Premier ministre a tenu à faire savoir qu’elles se dérouleront dans un climat de transparence et obéissant uniquement au choix du peuple. Il a, néanmoins, mis en garde «ceux qui appellent à la Fitna et les aventuriers» contre toute atteinte à la stabilité du pays, à la veille, de cette joute capitale pour le pays. «Ceux qui nagent dans les eaux troubles doivent savoir que les intérêts du pays sont au dessus de tout et de tous», a égosillé le Premier ministre qui a ajouté que «non seulement les élections du 17 avril prochain seront claires et transparentes, mais que l’Algérie s’est engagée sur la voie du développement, du progrès, de la paix et de la sécurité dans un contexte géostratégique extrêmement tendu». Et c’est sur cette lancée que Abdelmalek Sellal a invité les algériens à aller voter en masse, unique rempart pour tous ceux qui vouent une autre destiné au pays. «J’appelle tous les citoyens algériens à participer massivement à la prochaine élection présidentielle pour exprimer librement leur volonté et leur choix en consécration de l’Etat de droit», dira-t-il avant de conclure : «Nous sommes condamnés à réussir ce rendez-vous électoral, car nous avons tous les moyens d’y arriver, de même le peuple est tout à fait conscient des enjeux».
«Pas question de revenir en arrière !»
Pour le Premier ministre, l’idée de revenir en arrière, comprendre les années de turbulences et d’instabilité est «hors de question !». Quitte, a-t-il indiqué à «mourir debout», tout en justifiant cette décision par le fait que «nous avons appris à vivre dans la paix et nous allons lutter pour la conserver. Il n’est pas question de revenir en arrière, car nous allons nous mobiliser pour conserver la paix, la stabilité à travers l’accomplissement de notre devoir électoral dans l’intérêt suprême de l’Algérie ni plus ni moins».
«Si on maîtrise la science, bye-bye la misère !»
Pour le chef du gouvernement, «l’urgence de l’heure est de remettre l’Algérie sur les rails du développement, notamment industriel, avec l’incontournable donne sécuritaire indispensable pour l’émergence d’un environnement idéal au développement». Abdelmalek Sellal a insisté sur le fait que tout algérien a une très forte perception des acquis capitalisés par l’Algérie aujourd’hui, et cela est une conscience qui rend notre détermination encore plus grande pour préserver ces acquis, dont essentiellement la stabilité et la pérennité de l’État républicain et pour poursuivre les efforts en vue du développement économique et social de notre pays. «Nous avons des universités dans presque toutes les régions du pays, n’est ce pas une belle opportunité pour améliorer les choses dans le pays ?» s’est exclamé le Premier ministre qui a insisté également sur le rôle du savoir dans le développement d’une nation. «Si on maîtrise la science, bye-bye la misère !» tel est l’appel du coeur de celui qui reste persuadé que le savoir, quand il est guidé par l’amour du pays, est en mesure de défricher le terrain à l’essor du pays. Tipasa, inutile de le rappeler, est une wilaya à fort potentiel touristique. Elle jouit de richesses indéniables et d’un passé civilisationnel qui devrait faire d’elle la locomotive dans le domaine touristique. Et c’est à cet égard que M. Sellal a tenu à mettre en garde tous ceux qui alimentent la bureaucratie qui empêche l’investissement touristique dans cette wilaya. «Tous ceux qui par leurs actes vils tendant à mettre des freins au développement de cette wilaya seront comptables devant leurs agissements», a averti Sellal.
31 milliards de DA pour booster le développement local
Il faut savoir que la wilaya de Tipasa a bénéficié d’une enveloppe financière avoisinant les 31 milliards de dinars, afin de booster le développement local et le financement des différentes opérations de développement touchant à tous les secteurs d’activité particulièrement le tourisme, l’agriculture, l’industrie locale, l’aménagement urbain, l’extension du réseau électrique et du gaz, les zones rurales et la santé.
F. Z.

