Le secteur de l’éducation est en pleine effervescence. Hier, dernier jour auront l’expiration de l’ultimatum lancé par la tutelle, la wilaya de Tizi-Ouzou a connu une agitation toute particulière impliquant tous les partenaires concernés par le “long” mouvement de grève qui risque, désormais, de compromettre l’année en cours.
Que ce soit du côté des syndicats, des parents d’élèves, de la direction de l’éducation et même des directeurs d’établissements, la journée d’hier fut tumultueuse à plus d’un titre. Alors que les délégués de l’Unpef tentaient de tenir un conseil wilayal dans l’enceinte même de la DE pour débattre de la suite à donner à cette grève, l’association des parents d’élèves était en pleine ébullition à la maison de la culture Mouloud-Mammeri. La réunion des syndicalistes fut empêchée, celle des parents d’élèves a transféré vers le lycée Stambouli. Résultat des courses, c’est tout ce beau monde qui s’est retrouvé dans l’enceinte de ce même lycée autour d’un seul et unique mot d’ordre : faut-il reprendre les cours dimanche matin ? Ou y a-t-il d’autres alternatives à ce véritable bras de fer. Si l’Unpef n’a pas fait alors l’amalgame pour annoncer sa décision de reconduire de débrayage au niveau wilayal tout en attendant la décision du conseil national (prévue pour hier soir NDLR), les parents d’élèves, eux, ont plutôt opéré dans la confusion, car les avis ont convergé dans les sens différents. Il y avait, en effet, ceux qui promaient la sérénité et “l’intérêt des élèves” avant toute autre considération et ceux qui voulaient voir la chose d’une manière plus indulgente par rapport aux enseignants grévistes. Ce taux majoritairement avec ces derniers, les parents d’élèves ont toutefois formulé le vœux que “tout rentre en ordre”. Signalons, enfin que les directeurs d’établissements ont été destinataires de correspondances officielles, les incitant à émettre les trois mises en demeure de licenciement au cours de la même journée, c’est-à-dire le dimanche.
Ahmed B.
