l Les habitants du village Aït Soula, du moins une partie, vivent dans une consternation sans pareille. En effet, pour accéder aux entrailles de ce village perché sur une haute colline, il est possible d’emprunter deux chemins distincts. Cependant, le chemin qui conduit vers les quartiers Est, est en bon état alors que le chemin qui donne vers les quartiers Ouest, est dans un état lamentable à même de soulever l’ire des habitants et autres automobilistes. Les nids-de-poule et les rigoles abyssales donnent des démangeaisons insoutenables. « A chaque fois que je prends un client en course, j’ai la peur au ventre en allant emprunter ce tronçon. Cela dure malheureusement depuis des années, au vu et au su de tout le monde et pourtant, rien n’a changé. Mais, je ne désespère pas qu’un jour, il sera retapé comme l’autre tronçon. Il en va de l’intérêt général » dit un anxieux conducteur de taxi rencontré sur les lieux.
T. D.
Une heureuse fin
l Le feuilleton de l’élève exclu il y a quelques jours du lycée Ouddak Arab et qui a tenu en haleine toute la région, suscitant douleur et incompréhension, vient de s’achever sur une heureuse fin. Après moult tractations et atermoiements, l’élève en question vient d’être réinscrit au lycée d’Akfadou où il a entamé sa nouvelle vie scolaire dans une sérénité toute louable. « Par ce geste, confesse un citoyen, les décideurs viennent de confirmer leur respectable statut de pédagogue en privilégiant la quête du savoir aux chemins de la perdition ». De son côté, l’élève semble avoir retroussé les manches pour mieux récupérer et réussir ses cours, d’autant que ses résultats sont des plus satisfaisants.
T. D.
Petits soins pour le monument
l Le monument aux martyrs érigé à Thighilt Thouzouight a eu dernièrement, les honneurs d’un regard particulier, consistant en des travaux d’aménagement de la place laissée jadis aux immondices et aux chiens errants. Ainsi, pour donner fière allure à ce monument symbolique qui est la sienne, les monticules de terre et les herbes folles ont été dégagés jusqu’à rendre la place nette. Puis, un obstacle grillagé est venu entourer l’auguste monument, pour parer à toute intrusion malvenue, notamment la nuit où les lieux sont réputés abriter des soirées entre délinquants. « Le monument donne envie à contempler, jubile un habitant de Sidi Yahia, village limitrophe de la place. Il ne lui manque que des fleurs et une couche de peinture ». Pour l’heure, le grand mal est écarté comme une priorité et les ornements arriveront certainement sous peu.
T. D.
Azrou suffoque
l Il est presque impossible de circuler aisément en plein centre de Chemini. Tôt le matin, Azrou est pris d’assaut par les voitures et autres piétons se disputant un petit boulevard maigre comme un hareng où chacun se faufile à sa guise pour se frayer un petit passage. Les voitures se garent au centre d’Azrou, bien que cela soit interdit, laissant peu de place sur le trottoir.
« La commune manque d’espace et il n’y a guère de parking », regrette un voiturier. Cette carence récurrente offre quotidiennement un déplorable spectacle d’insultes entre conducteurs et coups de klaxons rageurs.
T. D.
