Le ministre de la Santé de la Population et de la Réforme hospitalière, Djamel Ould Abbès, a reçu le feu vert du président de la République pour résoudre les problèmes qui règnent dans le secteur de la santé publique, notamment celui de satisfaire les revendications de pas moins de 30 000 praticiens généralistes et spécialistes.
Le ministre avait, en effet, promis de rouvrir les portes de dialogue avec l’intersyndicale de la santé publique (SNPSP, SNPSSP) concernant leur plateforme de revendications, et d’essayer de rétablir la paix dans ce secteur, après plusieurs années d’instabilité. Cependant, le dénouement de ce conflit est conditionné par la prise en charge des revendications des praticiens de la santé publique. Il faut bien dire que l’arrivée de Djamel Ould Abbès à la tête du secteur de la santé a semé un brin d’espoir dans les esprits des médecins. Devant cet état de fait, et après les promesses faites par le nouveau ministre, le bras de fer opposant le ministère de la Santé aux syndicats activant dans ce secteur, semble prendre une nouvelle tournure. “La crise qui a régné pendant plusieurs années connaîtra certainement un dénouement, si Djamel Ould Abbès, le désormais ministre de la Santé tiendra ses promesses faites lors de la journée d’études organisée dernièrement à Blida», a fait savoir le président du Syndicat national des praticiens de la santé publique (SNPSP). Selon notre interlocuteur, le ministre de tutelle leur avait promis de consentir plus d’efforts pour restaurer la paix dans le secteur de la santé précisant qu’“il a reçu le feu vert du premier magistrat du pays pour trouver des solutions adéquates au conflit qui règne depuis plusieurs années dans ce secteur”. Celui-ci a, par ailleurs, expliqué le départ de Saïd Barkat, qui a préféré la politique du silence de sourd au lieu de celle de dialogue par “ses échecs dans la gestion des conflits qui minent ce secteur”. Ce qui a incité les syndicats de la santé a entamé des mouvements de grève radicaux, dont un mouvement de protestation ayant duré près de quatre mois, où l’ex-ministre a saisi la justice pour arrêter cette action. L’intersyndicale des praticiens de la santé publique, composée du SNPSP et celui des praticiens spécialistes de la santé publique (SNPSSP) ont réitéré leur attachement à leurs revendications tout en appelant le nouveau ministre à s’asseoir à la table des négociations afin d’arriver à un accord commun entre les deux parties. A signaler que les deux syndicats espèrent entamer prochainement un “dialogue serein et sérieux», avec leur nouveau ministre, tout en soulignant leur disponibilité aux négociations. Les doléances des praticiens de la santé publique s’articulent principalement autour du salaire et du régime indemnitaire, qui devraient être débattus dans une commission mixte (ministère-syndicats). L’intersyndicale de la santé réclame également la promulgation du statut particulier selon la mouture négociée avec les partenaires sociaux ainsi que la part des médecins dans les logements de fonction.
Lemya Ouchenir
