Cela fait belle lurette que les ménages de Lakhdaria n’ont pas accès de façon quotidienne aux fruits à cause des prix élèves appliqués, lesquelles denrées, il est vrai, n’entraient au marché Djeninat qu’en quantités insuffisantes.
Pourtant, au mois de novembre passé lorsque les arbres fruitiers ont fleuri bizarrement lors de cette saison autre que le printemps, tous les exploitants activant en bordure de Oued Issers, n’avaient pas trop miser sur les récoltes prochaines. Ironie du sort, la production a quadruplé des arrivages réguliers et en tonnages acceptables sont acheminés vers Djeninat qui, à la différence des années précédentes, se voit maintenant pris d’assaut par d’autres revendeurs. Une abondance de marchandises qui contraint les propriétaires des vergers à faire appel aux marchands ambulants qui font la tournée des villages et qui prennent place dans des coins affluants, un procédé explique un arboriculteur de Lakhdaria “où le livreur reçoit environ un pourcentage de 1,50 DA/Kg sur tout poids vendu”. Mais les partenaires associés des producteurs préfèrent prendre tout de suite, la direction de Djeninat et pas une autre, ceci pour consommer moins d’essence, et afin de ne pas esquinter leur benne.
C’est ainsi, qu’on assiste sur le marché de Djeninat à des entrées sans interruption de pommes, d’abricots, et pêches, et de fraises, qui sont cédés respectivement à 35, 50, 70 et 140 DA/kg.
La fraise particulièrement attire de nombreux acheteurs car malgré son coût, on a droit à un fruit de 1er choix. La fraise a chuté du fait que les commerçants de Lakhdaria ne se déplacent plus comme avant, à Skikda pour s’en approvisionner, maintenant, ils la ramènent de Boufarik, une ville qui vient juste de décider de s’investir dans ce produit trés prisé.
A. Cherif
