Pour les nourrissons, les…. postes de travail se trouvent à l’entrée des marchés, à proximité des arrêts de bus et même devant les mosquées, Le métier de ces nourrissons : attendrir des passants.
La quinzaine de l’enfance et la Journée mondiale consacrée à cette frange de la société a été une occasion mise à profit par des associations caritatives et les officiels pour monter au créneau et dénoncer le travail des enfants pour les uns, et avancer des chiffres régressifs et un taux en net recul en ce qui concerne le travail des enfants, comparativement aux années précédentes pour les autres.
A quelle catégorie d’enfants travailleurs fait allusion tout ce beau monde ? à ceux rénumérés par des miettes et travaillant en noir de surcroît ou à ceux qui travaillent pour le compte de leurs parents ou enfin ceux appelés » apprentis » honteusement exploités par des… » Apprenants » sans vergogne.
Qui n’a pas rencontré des apprentis penchés sur des arcs de soudure en plein soleil et à longueur de journées, d’autres suffoquant devant les fours des boulangeries et pâtisseries, ou enfin ceux allongés sous les châssis de toutes sortes de véhicules chez des réparateurs ? Et cela pour ne citer que quelques exemples.
Une autre catégorie » aide » leurs parents qui emploient ce qualificatif pour se faire bonne conscience et refusent catégoriquement d’utiliser le verbe travailler, non ! Ces enfants âgés entre 10 et 15 ans qui manipulent des cageots de fruits et légumes qui dépassent leurs poids et qui font le pied de grue devant les étales dans des marchés en plein air, exposés aux affres des intempéries hiver comme été ne travaillent pas, ils donnent seulement un coup de main à des parents qui n’ont de yeux que pour la caisse et la recette, aveuglés par leur boulimie; ils ne remarquent même pas les visages brunis par les dards du soleil ou transis de froid, et cela sans compter le manque à gagner en matière de sommeil pour ces malheureux qui ne dorment que quelques heures, obligés d’être sur pied à 03 h du matin, pour réserver une place aux étales du marché et cela, après avoir passé par la pénible corvée de chargement et déchargement des cageots qui pèsent entre 25 et 30 kg.
Pour les nourrissons, les…. postes de travail se trouvent à l’entrée des marchés, à proximité des arrêts de bus et même devant les mosquées, Le métier de ces nourrissons : attendrir des passants. Il est difficile d’admettre que les femmes qui exhibent ces malheureux bébés pour s’attirer la pitié des passants soient leurs propres mères et cela rien qu’en observant la manière par laquelle, ils sont maniés et brutalisés pour qu’ils restent tranquilles dans des positions inconfortables durant des heures; des comportements où l’on décèle aucun geste affectif d’une mère envers son bébé d’où ces rumeurs persistantes qui circulent depuis plusieurs années, soit depuis l’apparition de ce phénomène et faisant état de “la location” de ces nourrissons pour servir de moyen de mendicité : Quel que soit la provenance de ces nourrissons, leur place est dans un berceau bien protégés et non exposés aux caprices d’un climat variable et extrêmement rude en toute saison.
C’est un cas qui interpelle tout le monde : les officiels, la société civile, les associations qui foisonnent et même le législateur qui doit s’en mêler. Tout le monde parle de l’utilisation de ces nourrissons dans des réseaux de mendicité mais personne n’a osé franchir le pas, pour aller au secours de ces malheureux et faire le nécessaire pour mettre le holà à cette exploitation inhumaine.
Dans un récent article et à titre d’exemple, nous avions rapporté le cas d’une jeune fille, qui n’était même pas en âge de procréer, qui s’installe quotidiennement devant l’entrée principale de l’hôpital de M’chedallah, avec 02 bébés âgés de 06 mois environ qu’elle veut faire passer pour des jumeaux, simplement l’un est blond et en bonne santé l’autre est brun et chétif, ils n’ont aucune ressemblance, cette jeune fille a disparu le jour même dès la parution de l’article et cela, après avoir exercé en ces lieux durant deux semaines, le temps qu’on la remarque.
Oulaïd Soualah
