Chacun son rôle. Je laisse à d’autres la douloureuse tâche d’analyser l’élimination. Je ne m’attarderai pas sur l’une des pires performances d’un entraîneur, cœur d’artichaut. Je ne calculerai pas le pourcentage des ballons perdus ; je ne ferai pas le portrait de cette défense centrale qui semblait n’avoir jamais évolué ensemble. Je n’évoquerai pas cet attaquant et sa conception si personnelle de l’attaquant de pointe. Le mal est tellement plus profond.
Mais je m’offre un privilège. Je regarde déjà vers l’avenir. Et plutôt que de perdre mon temps à faire le procès d’un homme qui appartient désormais au passé (d’autres vont s’en charger avec une telle délectation), je préfère m’adresser au prochain entraîneur de la sélection. Sa responsabilité est énorme. Il a devant lui un chantier qui dépasse largement les schémas tactiques et les choix de personnes. Il lui faut réécrire une histoire d’amour entre l’équipe d’Algérie et son public !
Je parle de Raymond Domenech, bien sûr !
Ferhat Zafane
