L’équipe nationale est donc désormais sans entraîneur. Le successeur de Saâdane n’a pas été désigné et, hormis des noms évoqués par la rumeur, aucune piste sérieuse sur un éventuel remplaçant ne s’est dégagée. La FAF observe le silence sur ses intentions. Va-t-elle reconduire Saâdane, malgré des résultats mitigés ? Désigné en octobre 2007 à la tête des Verts, Saâdane a certes réussi à qualifier l’Algérie à la CAN 2010, après deux éditions manquées (2006 et 2008). Il a surtout obtenu une qualification au Mondial 2010, après 24 ans d’absence, au dépens de l’Egypte, triple championne d’Afrique. Sous ses ordres, les Verts ont atteint la demi-finale de la CAN 2010 en Angola. Mais tous ces résultats ont été obtenus sans réellement convaincre. Les Verts, malgré des talents individuels certains, ont alterné les bonnes et les mauvaises performances. Plus inquiétant, depuis la qualification historique au Mondial contre l’Egypte le 18 novembre dernier à Oum Dourman (Soudan), le niveau de jeu de l’équipe nationale n’a pas cessé de régresser. A la CAN, elle s’est qualifiée au second tour en inscrivant un seul but. Au Mondial, la défense a tenu bon, après plusieurs buts encaissés lors des matchs amicaux, mais l’attaque a été décevante. L’Algérie a quitté le Mondial sans marquer le moindre but, alors qu’elle était dans un groupe facile (aucune des équipes du groupe de l’Algérie ne s’est qualifiée en quart de finale de la Coupe du monde). Un seul autre pays a réussi une telle prouesse : le Honduras. A deux mois du début des qualifications pour la CAN 2012, le maintien de Saâdane à la tête des Verts divise les spécialistes. Les partisans de la continuité et de la stabilité à la tête de la barre technique de l’équipe nationale soutiennent la reconduction de Saâdane. D’autres estiment que l’équipe nationale a besoin d’un entraîneur de haut niveau pour des objectifs plus ambitieux.
Les noms des entraineurs argentins Pekerman et Bielosa, du Suédois Ericksson et de l’Algérien Madjer ont été avancés comme les successeurs potentiels de Saâdane. Le président Bouteflika a même donné il y a quelques mois son feu vert pour le recrutement d’un entraîneur étranger de haut niveau. Mais la FAF n’a pas encore tranché.
Son président Mohamed Raouraoua, actuellement en Afrique du sud, doit le faire avant le 15 juillet pour permettre à l’équipe nationale de préparer convenablement les prochaines échéances.
